cocows
Poète libéré
Tous ces mots dans ces chansons
Sa parle d’amour consumé
D’addiction extrapolé
Sa parle de tout, sa parle des cons
Il faut bien paraphrasé
La vie qu’on voit
On voit ce qu’on vit
Au travers de la télé
Les politiques se coupent la chique
Aux vingt heures, pour le grand public
Plus tard, c’est la nuit
Insomniaques, on s’ennui
Devant l’écran plat
Y a que du blabla
Des minettes en talons hauts
Pour nous faire la météo
Le peuple s’ennui, le peuple oubli
La culture, l’instruction
C’est que pour les cons
Les grosses têtes et les patrons
On boit des bières
Bien sur les moins chères
En pyjama, dans le sofa
On rêve à mieux, on pense tout bas
On se pelote dans le noir
Pour ne pas voir
Les rougeurs sur les joues
Les corps sans plus rien du tout
Dans son lit, on imagine
Ne plus être comme une machine
On rêve à la nuit sans fin
Aux lendemains sans chagrins
Dans son lit on est seul
Même à 2, à 3 où 80
Le noir isole l’âme jusqu’au matin
La journée file vite, on est vite seul
On fait de notre possible
Pour rire et ne pas pleurer
On fait du mieux qu’on peut pour exister
Pour prendre le bonheur comme cible
On est méchant, agressif
Il est soûlant, il est passif
Elle est conne, elle est blonde
Je suis laide, je suis ronde
On a tous un truc qui va pas
Un truc qui tourne pas rond
On a des défauts, c’est con
La perfection n’existe pas
On a tous des reproches à faire
On devrait tous se taire
Tout ce qui nous énerve, un peu ou beaucoup,
Faut pas le regarder c’est tout
Faut ignorer, faut avancer
Faut aimer, faut baiser
Les joues des compagnons
Même si c’est des cons
Faut aimer la société
Qui nous fait bien rire, bien pleurer
Faut aimer la vie
Jure que tu essayeras à l’infini !