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Sans titre.

totora

Nouveau poète
Encore et toujours de ces sourires, beaucoup trop longs,
Du vide, de la poussière,
Là sous les paupières,
Voilà bien longtemps, que ça n’avait pas vraiment coulé.
Enfin… bon… Nos deux corps, forêts entières déracinés,
Nos deux cœurs - vrombissement incertain dans l’air, rien qui ne se répond.

Rien ne brisera le mur qui se fige entre nos deux soupirs,
Toutes les brûlures se jettent à tes yeux, toutes me mènent à la fuite.
Et les doigts ankylosées nous grattons la pierre, nous grattons la pierre.
Pour du vent, un peu de soleil, un peu de lumière.
Et là, les gouttes acides, qui nous ramène aux sourires,
De quand t’avais quinze, de quand t’en auras vingt ! Chut, avant que ne s’ébruite,
Le doux souffle du temps, sur ta peau immaculée.
Dis, tu crois qu’il te répond Dieu, force de prières ?
J’aurais deux mots à lui contés, deux mots à rapporter…
Je veux mourir demain, ou voir mourir l’hier.

Sur le sol, les flaques s’épaississent, au grès des larmes, que je sacrifie.
Aux grès des pensées à maudire, des songes que je ressasse.
Il n’y à rien de plus parfait que tes yeux, le sais tu ?
Prends donc pour prière, les quelques murmures rauques,
De ces nuits passés à hurler, dans le silence de ma tête !
A hurler que tout s’arrête…
Et quand dans mes pensées, ta voix se sera enfin tut,
Que les étoiles dans mes yeux quand je pense à toi, seront noyées dans l’amnésie,
Quand j’aurais compris, et que je n’aurais plus jamais peur du temps qui passe.
Alors s’élèveront les pensées glauques.

Et puis sans toi,
Je partirais.
 
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