fil2fer
Poète libéré
Sans espoir de printemps.
L’air dans ce matin sombre a perdu sa noblesse,
Tout déjà est moins beau, moins fort, moins riche aussi.
Il est vrai que tout doit plier pour la vieillesse,
Voici en chignons gris les nuages grossis.
Car dans ce ciel défile une armée de nuages,
Quand l’hiver nous envoie l’automne en éclaireur,
Les grues, punies aussi, changent de paysage,
La fuite est commandée souvent par la terreur.
Et je suis terrifié de ce qui nous arrive,
Car le soleil au loin a cassé son cristal,
Son ultime lueur était bien maladive,
Lorsque le vent du nord a défié le mistral.
Dans les nues les tambours ont mis l’armée en marche,
Une troupe cruelle et qu’on entend gronder,
Dont les canons, puissants, assez pour couler l’arche,
Investissent le ciel pour bien nous bombarder.
Je déteste l’hiver puisqu’il nous fait la guerre,
Quand il s’est empâté d’un été avalé.
Quand il sort d’un gros ventre un sabre de corsaire
Et vient déchiqueter les trésors de juillets.
Chaque vent de son ère est une arme acérées,
Chacun de ses frissons secoue l’ange et le roi,
Comme nous, pauvres gens, nos idoles sacrées
Ne peuvent que trembler et de peur et de froid.
Quand un assaut s’arrête un autre recommence,
Et la pluie et le vent, ou les deux en ajout,
Viennent nous molester, sans la moindre clémence,
Pour fustiger l’été, souffler et éteindre Août.
Ainsi nous subirons mille lames glorieuses,
D’un hiver qui toujours gifle le bel instant.
Et les flammes de joie, fuient mon âme frileuse,
Je n’ose même plus espérer le printemps.
Fil2fer Le 10/10/2011.
L’air dans ce matin sombre a perdu sa noblesse,
Tout déjà est moins beau, moins fort, moins riche aussi.
Il est vrai que tout doit plier pour la vieillesse,
Voici en chignons gris les nuages grossis.
Car dans ce ciel défile une armée de nuages,
Quand l’hiver nous envoie l’automne en éclaireur,
Les grues, punies aussi, changent de paysage,
La fuite est commandée souvent par la terreur.
Et je suis terrifié de ce qui nous arrive,
Car le soleil au loin a cassé son cristal,
Son ultime lueur était bien maladive,
Lorsque le vent du nord a défié le mistral.
Dans les nues les tambours ont mis l’armée en marche,
Une troupe cruelle et qu’on entend gronder,
Dont les canons, puissants, assez pour couler l’arche,
Investissent le ciel pour bien nous bombarder.
Je déteste l’hiver puisqu’il nous fait la guerre,
Quand il s’est empâté d’un été avalé.
Quand il sort d’un gros ventre un sabre de corsaire
Et vient déchiqueter les trésors de juillets.
Chaque vent de son ère est une arme acérées,
Chacun de ses frissons secoue l’ange et le roi,
Comme nous, pauvres gens, nos idoles sacrées
Ne peuvent que trembler et de peur et de froid.
Quand un assaut s’arrête un autre recommence,
Et la pluie et le vent, ou les deux en ajout,
Viennent nous molester, sans la moindre clémence,
Pour fustiger l’été, souffler et éteindre Août.
Ainsi nous subirons mille lames glorieuses,
D’un hiver qui toujours gifle le bel instant.
Et les flammes de joie, fuient mon âme frileuse,
Je n’ose même plus espérer le printemps.
Fil2fer Le 10/10/2011.