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Salvador Dali revisité (1904-1989)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Filiatus
  • Date de début Date de début

Filiatus

Maître Poète
Salvador naît à Figueras
Tout en-haut de la Catalogne
Là-bas où la mer vous enlace
Quand un peu trop le soleil cogne

Nous sommes en mil neuf cent-quatre
Notaire est le père Dali
Sa femme est mère près de l'âtre
C'est "La Belle Époque" à Paris

Son frère, un Salvador aussi
Est mort il y a quelques mois
Et sur sa tombe il est écrit
Que Salvador Dali gît là

Très troublé le petit garçon
À quelques déductions se livre :
"Je suis sa réincarnation
Il était trop génial pour vivre"

Salvador est un doux rêveur
Il veut être Napoléon
Plus tard il admet son erreur
Disant qu'il manquait d'ambition

C'est sûr, il veut être un artiste
Foin de l'école et de ses bancs !
Pichot, un peintre impressionniste
L'impressionne par son talent

Sur les conseils de ce Pichot
Qui trouve Salvador très mûr
Le père l'envoie illico
Dans une école de peinture

À quatorze ans Dali expose
Et se fait déjà remarquer
Bien qu'en pleine période rose
On sent le bleu déjà pointer

À la fin de la Grande Guerre
Salvador prône l'anarchie
Mais au fond de lui, il vénère
Goya, Velasquez et Vinci

Parallèlement à son art
Ayant son bac avec mention
Aussi génial qu'il est vantard
Il dénigre la profession

Bien qu'à Paris le dadaïsme
Ainsi que le surréalisme
Soient tous deux à leur paroxysme
Pour lui pas de favoritisme

En Salvador, la seule école
Qui peut trouver grâce à ses yeux
C'est celle de ces idées folles
Que l'on ne prend pas au sérieux

En vingt-trois, Salvador rencontre
Garcia-Lorca et Luis Buñuel
Deux années plus tard, il se montre
Avec d'autres intellectuels

André Breton, René Magritte
Paul Éluard et Gala, sa femme
À qui il déclare de suite
Discrètement sa tendre flamme

Mais la donzelle est déjà prise
Par un amant peu scrupuleux
Il doit attendre sa promise
Jusqu'en mil neuf cent trente-deux

La seconde guerre mondiale
Fait fuir le couple réuni
Lors, à New York où il s'installe
Salvador fait parler de lui

Bientôt le musée d'Art moderne
Expose une œuvre sur sa vie
Tandis qu'un dictateur gouverne
Là-bas, dans sa mère patrie

De retour en Catalogne
Les Dali retrouvent leur nid
Mais au contraire des cigognes
Passent leurs hivers à Paris

Le maître toujours prolifique
Décuplant son brio technique
S'intéresse aux effets optiques
Et redevient bon catholique

Fin quarante-neuf, Pie XII
Sensible à sa foi retrouvée
Reçoit Dali et son épouse
À Rome, en audience privée

Dans ses peintures, la physique
Se mélange à la religion
Dont les "éléments angéliques"
Sont "les protons et les neutrons"

Semant le flou chez les critiques
Il rend difficile leur tâche
Laissant aux médias grand public
L'analyse de ses moustaches

Toujours plus imaginatif
Il peint, écrit, grave des pierres
Sculpte des volumes massifs
Son génie n'a pas de frontières

Entre Figueras et Paris
Dali mène une vie somptuaire
On prétend qu'il gagne sa vie
Mieux que mister Eisenhower

Vers mil neuf cent soixante-quatre
Dali a une idée tenace
Ériger un musée-théâtre
Dans sa ville de Figueras

Et dans ce musée à sa gloire
Salvador est à la manœuvre
Avec des artistes notoires
Il y travaille à ses chefs-d'œuvre

Dali devient incontournable
C'est un Espagnol peu chauvin
Et dans un français impeccable
Il loue le chocolat Lanvin

En avril soixante-dix-neuf
Le clou de son exposition
C'est une auto qui, flambant neuf
Avec un œuf, pend au plafond

Cette année-là, l'Académie
Française lui ouvre ses portes
Son discours est un tel fouillis
Ne sait quel message il comporte

L'an suivant une alerte sonne
Dans le corps de l'illustre maître
La maladie de Parkinson
Le fait trembler de tout son être

Le malheur ne cesse pas là
L'incendie de son domicile
La mort de sa femme Gala
Lui rendent la vie difficile

En novembre quatre-vingt-huit
Il fait un malaise cardiaque
On l'hospitalise de suite
Mais la machine se détraque

Il décède au mois de janvier
En murmurant ces derniers mots :
"Enfin l'occasion m'est donnée
De croiser mon alter ego"
 
J'admire ses oeuvres qui sont incroyables comme son musée à Figueras
Mais l'homme génie est un matamore .....Quand on fuit la guerre , au moins on la ferme sa grosse bouche , pardon Moustache
Et pourtant il est un grand , étrange personnage sans conscience ni sentiments
Chez moi ses tableaux sont multiples , j'honore son talent pas son orgueil

bisous
 
Merci pour ce nouveau partage .
Il n'y a plus qu'à entrer Yvette Hörner qui vient de nous quitter
Amicalement
Gaby
 
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