fée de blé
Maître Poète
De nature énergique,
Ma grand-mère aimait bien
Défier les limites
Que lui imposaient son corps
Sans relâche elle vaquait
À nombres occupations
Du matin jusqu’au soir
Tel une vieille jeunesse
Mais un jour le destin
De sa vision un peu floue
Lui fit manquer une marche
Et la voilà confinée
Sur un lit embêtant
Ses projets entamés
Comme un p’tit diable
Venu pour la tourmenter.
Je me suis donc mise
À la surveiller de près
De peur que son moral
Ne tombe sous zéro
C’est par hasard, que j’ai vu,
Que de ses mains, elle prenait,
Des petits bouts invisibles
Qu’elle cachait sur son cœur
Je me suis dit oh la la!
Elle perd vraiment la boule!
Alors j’lui ai demandé
Tout bonnement, le pourquoi
Elle m’a dit, ma belle,
Je ramasse le temps perdu
Comme les restants de table
Je m’en gaverai plus tard
Ma grand-mère aimait bien
Défier les limites
Que lui imposaient son corps
Sans relâche elle vaquait
À nombres occupations
Du matin jusqu’au soir
Tel une vieille jeunesse
Mais un jour le destin
De sa vision un peu floue
Lui fit manquer une marche
Et la voilà confinée
Sur un lit embêtant
Ses projets entamés
Comme un p’tit diable
Venu pour la tourmenter.
Je me suis donc mise
À la surveiller de près
De peur que son moral
Ne tombe sous zéro
C’est par hasard, que j’ai vu,
Que de ses mains, elle prenait,
Des petits bouts invisibles
Qu’elle cachait sur son cœur
Je me suis dit oh la la!
Elle perd vraiment la boule!
Alors j’lui ai demandé
Tout bonnement, le pourquoi
Elle m’a dit, ma belle,
Je ramasse le temps perdu
Comme les restants de table
Je m’en gaverai plus tard