Sa porte reste entr'ouverte...
Parfois je rêve d'une maison nichée au cœur d'un jardin anglais,
Je crois l'entendre respirer car sa porte d'entrée reste entr'ouverte.
Son toit de chaume et ses murs blanchis s'animent au vent frais,
Et s'exhalent les roses qui se penchent sur ses croisées ouvertes.
Bâtie sur gazon d'émeraude fleuri, comme sortie d'un conte de fée,
Elle a pour écrin, le joli théâtre verdoyant de la vieille Angleterre,
Une flore aquarelle s'y exprime au tempo d'une source argentée,
Où, elfes et lutins nocturnes, en silence, redécorent ses parterres...
Sous l'astre d'or un peu plus chaque jour, elle se fane mais embellit,
Sa véranda se couvre de chèvrefeuilles odorants, enivrante parure...
Quand s'avance l'automne, une vigne-vierge sur ses flancs rougit,
Sous ce manteau végétal, on entend la vie d'insectes qui perdure.
Une dépendance où l'on remise les outils d'hier et d'aujourd'hui
Attend tout au fond du jardin, la main sûre et pleine de créativité
Qui saura déceler ou anticiper des plantes, les signes de l'ennui,
C'est une petite maison en bois de chêne aux paupières fermées...
On peut y voir au lever du jour, gambader les lapins dans la rosée,
Les renards ensommeillés se dirigeant furtivement vers les terriers,
Le hibou se tait et ferme ses écoutilles, s'en va rejoindre Morphée,
La maison s'éveille...Le soleil se glisse par sa porte entrebâillée...
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