janu
Maître Poète
Médaille d'Or au concours de Murielle...
Les temps préhistoriques ? je vivais çà un peu
Au temps de mon enfance quand j'habitais la ferme
Avec lampe à pétrole, cheminée et grand feu
Et des seaux d'eau du puits avec ce qu'elle renferme !
J'avais imaginé comment l'on pouvait vivre
A l'abri des cavernes dans la peur et le froid
Un jour je l'ai rêvé , il m'y fallait survivre
Je m'y croyais vraiment j'en sentais tout le poids !
Ce n'est pas un hasard si « la guerre du feu »
Servait de canevas à cette sombre histoire
Il y avait du feu c'était notre victoire
On montait la garde muni d'un grand épieu !
Soudain des hurlements : ce sont des hommes-singes
Velus et très puissants qui s'approchent en sautant
Ils sont nombreux et forts, nous avons nos méninges
Et tout en combattant on s'enfuit vers l'étang…
C'est un vieillard chenu qui emporte le feu
Mais il s'enfonce dans l'eau avant qu'on réalise
Que le feu est éteint qu'il faut qu'on subtilise
Un autre feu ailleurs c'est notre unique vœu
Nous sommes désignés pour cette expédition
Trois des meilleurs guerriers c'est une tradition
Nous nous y soumettons mais c'est la peur au ventre
Face à tous les dangers sans l'abri de notre antre…
Que de péripéties trop longues à rapporter
Continuellement il y avait danger
Des animaux féroces et d'autres races humaines
Peuple du bord de l'eau où nageaient des sirènes
Ce peuple de la plaine plus avancé que nous
Construit déjà des huttes et dans leur toit un trou
Chaque hutte a son feu avec son petit groupe
Un homme une femme, viellards, enfants, en troupe
Pourtant ils ont un chef qui est très respecté
On nous a accueillis ce qu'il a décidé
Mais nous avons compris voyant venir des femmes
Mêler nos gènes aux leurs, c'est ce qu'il nous réclame
C'était la belle vie mais je pensais aux miens
Sans feu dans leur refuge et tous plus mal que biens
Alors qu'ici, ils avaient des pierres à étincelles
Pour ranimer le feu, leur façon usuelle...
J'ai appris à le faire et à l'arc, tirer
Pour nous récompenser de changer leur lignée
Ils nous ont donc permis un jour de les quitter
Et retrouver les nôtres, pas plus d'une poignée
Accueillis en héros, avec enfin du feu
Puis des abris construits contre les hommes ou bêtes
Pour mieux se défendre : palissade de pieux
Et surtout avec l'arc moins craindre la défaite !
Jan