plumesubtile
Poète libéré
C'est un de ces moments hors du temps qui s'arrête
Se fige. Où les émotions ressortent brusquement.
La mélancolie avance à tatillons;
Pique l'âme tendrement avec son aiguillon.
La langueur s'empare alors de mon cœur
Le presse, tant et tant, jusqu'à ce que s'écoule
En un jus vermeil toute la noirceur
Qu'avec force, et grand peine, il refoule.
Il frémit, il tressaute, fais des embardées;
Malade, il crache son flegme avec virulence.
Qui va, bon soldat, avec ordre s'écraser
Sur cette blanche page symbole d'innocence.
Ce sont des souvenirs, lointains, tellement lointains;
D'un temps où régnait en maîtresse l'insouciance.
Cette folie, cette jeunesse pleine d'assurance
Qui de mon âme assurait le maintien.
Des éclairs fugaces, de claires évocations
De moments lumineux brisant la grisaille;
Réduisant à néant la peur qui m'assaille
D'être constamment seul, voué à la perdition.
Cette chaleur qui en émane à un drôle de goût.
Celui d'inachevé d'une part, car je l'ai perdu.
J'ai même failli en devenir totalement fou
Mais malheureusement la raison m'est revenue.
D'un autre côté, heureux de l'avoir vécu
Il arrondit les angles de ma mélancolie.
Car peu ont eu la chance d'avoir connu
La joie dont s'est parée un instant ma vie.
Alors je bénis cette douleur, cette langueur en moi
Ces stigmates d'un passé maintenant révolu.
La vie, est faite de peine et de joies,
C'est pour cela qu'elle vaut d'être vécue.
Se fige. Où les émotions ressortent brusquement.
La mélancolie avance à tatillons;
Pique l'âme tendrement avec son aiguillon.
La langueur s'empare alors de mon cœur
Le presse, tant et tant, jusqu'à ce que s'écoule
En un jus vermeil toute la noirceur
Qu'avec force, et grand peine, il refoule.
Il frémit, il tressaute, fais des embardées;
Malade, il crache son flegme avec virulence.
Qui va, bon soldat, avec ordre s'écraser
Sur cette blanche page symbole d'innocence.
Ce sont des souvenirs, lointains, tellement lointains;
D'un temps où régnait en maîtresse l'insouciance.
Cette folie, cette jeunesse pleine d'assurance
Qui de mon âme assurait le maintien.
Des éclairs fugaces, de claires évocations
De moments lumineux brisant la grisaille;
Réduisant à néant la peur qui m'assaille
D'être constamment seul, voué à la perdition.
Cette chaleur qui en émane à un drôle de goût.
Celui d'inachevé d'une part, car je l'ai perdu.
J'ai même failli en devenir totalement fou
Mais malheureusement la raison m'est revenue.
D'un autre côté, heureux de l'avoir vécu
Il arrondit les angles de ma mélancolie.
Car peu ont eu la chance d'avoir connu
La joie dont s'est parée un instant ma vie.
Alors je bénis cette douleur, cette langueur en moi
Ces stigmates d'un passé maintenant révolu.
La vie, est faite de peine et de joies,
C'est pour cela qu'elle vaut d'être vécue.
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