lapoeteamateur
Nouveau poète
J'avais 20 ans, j'étais jeune et un peu empruntée en entrant dans ma vie,
D'un physique commun, j'attirais peu les regards et timide, voire renfermée,
J'avais peu d'amis, peu d'amours, pas d'envies, pas de richesse avérée,
Apeurée des toujours, toutes griffes dehors si on s'approchait de mes enfouis.
Monotone était mon passé, insipide était mon présent, sans saveur mon avenir,
Et je l'ai rencontré un soir, j'ai immédiatement été éblouie par son aura tel un soleil,
Son engouement pour la fête, la vie, l'amour, jonglant gentiment avec mon coeur,
Je l'ai laissé donner de la lumière à mes années fades et sombres, apaisant mes rancoeurs,
Je me suis offerte corps et âme, faisant fi des avertissements et de tous les conseils.
Dix années se sont écoulées, dans la souffrance, la jalousie, la dépendance,
Deux enfants pour parfaire l'image de l'épouse malheureuse et soumise,
Tandis qu'il butinait d'autres coeurs, d'autres corps, et moi incomprise,
Je restais, priant dieu pour qu'il m'aime encore malgré d'autres peaux plus exquises.
J'ai sombré, je me suis enfuie mentalement, je me suis enfuie pour de bon,
Emportant mes souvenirs, mes regrets, mes espoirs, mes larmes de mère,
Mes colères de femmes, me battant contre moi-même pour me créer de nouveaux repères,
Luttant contre la mort, le désespoir et faisant alliance avec ma solitude, mon nouveau nom.
J'ai fait ma traversée du désert, portant mes enfants, ma croix, ma vie d'avant,
Anihilant totalement ma féminité, refusant de nouveau d'exister, de succomber,
Et après un an d'absence à l'autre bout du monde, il me fallait tout redémarrer,
Ce sont mes regrets qui ont relevé ma tête, me donnant la puissance d'un combattant.
J'ai fait grandir ma progéniture avec des valeurs, oubliant toujours mes désirs de peau,
J'ai noyé mes regrets les plus amères, synonymes d'échecs, dans le travail acharné,
Tentant de prouver que ma valeur était plus forte que toutes ces années manquées,
Réussisant à susciter l'admiration d'autrui pour avoir surmonté mes espoirs déloyaux.
Mission accomplie, toujours amie pour de vrai avec ma solitude, j'ai ouvert, un jour,
Une porte sur une ombre ressemblant à la mienne, traînant elle aussi des regrets,
Nous nous sommes mêlées dans cette lueur jusqu'alors inconnue et sans mauvais effet,
Nous sommes assis sous un ciel étoilé, acceptant que nos regrets soient une passerelle à notre amour.
Si on y réfléchit, que sont-ce les regrets ? Ni plus ni moins des attentes attendues,
Des désirs inassouvis, des envies se projetant dans nos âmes, les blessant insidieusement,
Mais, au fond, nos regrets sont des ponts, des liens entre hier, aujourd'hui et demain surement,
Agissant comme des relais et motivant nos actions pour créer un oui sur les refus.
D'un physique commun, j'attirais peu les regards et timide, voire renfermée,
J'avais peu d'amis, peu d'amours, pas d'envies, pas de richesse avérée,
Apeurée des toujours, toutes griffes dehors si on s'approchait de mes enfouis.
Monotone était mon passé, insipide était mon présent, sans saveur mon avenir,
Et je l'ai rencontré un soir, j'ai immédiatement été éblouie par son aura tel un soleil,
Son engouement pour la fête, la vie, l'amour, jonglant gentiment avec mon coeur,
Je l'ai laissé donner de la lumière à mes années fades et sombres, apaisant mes rancoeurs,
Je me suis offerte corps et âme, faisant fi des avertissements et de tous les conseils.
Dix années se sont écoulées, dans la souffrance, la jalousie, la dépendance,
Deux enfants pour parfaire l'image de l'épouse malheureuse et soumise,
Tandis qu'il butinait d'autres coeurs, d'autres corps, et moi incomprise,
Je restais, priant dieu pour qu'il m'aime encore malgré d'autres peaux plus exquises.
J'ai sombré, je me suis enfuie mentalement, je me suis enfuie pour de bon,
Emportant mes souvenirs, mes regrets, mes espoirs, mes larmes de mère,
Mes colères de femmes, me battant contre moi-même pour me créer de nouveaux repères,
Luttant contre la mort, le désespoir et faisant alliance avec ma solitude, mon nouveau nom.
J'ai fait ma traversée du désert, portant mes enfants, ma croix, ma vie d'avant,
Anihilant totalement ma féminité, refusant de nouveau d'exister, de succomber,
Et après un an d'absence à l'autre bout du monde, il me fallait tout redémarrer,
Ce sont mes regrets qui ont relevé ma tête, me donnant la puissance d'un combattant.
J'ai fait grandir ma progéniture avec des valeurs, oubliant toujours mes désirs de peau,
J'ai noyé mes regrets les plus amères, synonymes d'échecs, dans le travail acharné,
Tentant de prouver que ma valeur était plus forte que toutes ces années manquées,
Réussisant à susciter l'admiration d'autrui pour avoir surmonté mes espoirs déloyaux.
Mission accomplie, toujours amie pour de vrai avec ma solitude, j'ai ouvert, un jour,
Une porte sur une ombre ressemblant à la mienne, traînant elle aussi des regrets,
Nous nous sommes mêlées dans cette lueur jusqu'alors inconnue et sans mauvais effet,
Nous sommes assis sous un ciel étoilé, acceptant que nos regrets soient une passerelle à notre amour.
Si on y réfléchit, que sont-ce les regrets ? Ni plus ni moins des attentes attendues,
Des désirs inassouvis, des envies se projetant dans nos âmes, les blessant insidieusement,
Mais, au fond, nos regrets sont des ponts, des liens entre hier, aujourd'hui et demain surement,
Agissant comme des relais et motivant nos actions pour créer un oui sur les refus.