BERRAHAH
Nouveau poète
Regard sur la survie que mènent les miens démunis
Ici comme ailleurs la vie se mélange à la mort
Mais là règne la nudité et peu de confort
Mélangée à d’obscènes jugements et de torts
Nous serions comblés d’honneur et de gloire
Une fois venu le moment de la victoire
Seules les montagnes peuvent nous entendre
Alors que notre gémissement laisse nos cœurs fondre
Paisibles compagnards aux maigres silhouettes
Bénis soient vos âmes et les lieux où vous êtes !
Combattants de toujours contre l’ennemi
Ne vous désarmez pas et ne craigniez jamais l’ennui !
Ne soyez pas de ceux qui jouent le rôle de la proie
Même si vous croyez vivre dans un Etat de droit
Dieu protège depuis toujours vos faubourgs
Des gens pourris et des vautours !
Vous seuls déclareriez aux tyrans leur sentence
Pour tant d’endurances infligées et de souffrances
Ne cessez jamais de manifester votre refus
Sans vos droits vous resterez pour toujours confus
La victoire finale, notre ennemi ne l’emportera point
Car le Tout Puissant, sur nous, prendra soin.
Les nouveaux colons sont les oppresseurs, nous le défi
Même si c’est notre dignité pour l’instant qu’on sacrifie.