Abyssia
Nouveau poète
Regarde-nous, ébahis au pied du mur.
Nous bayons aux corneilles, une fois encore.
Nos rêves ont disparu au coin d'une rue,
Et nos doigts se sont lâchés sans efforts.
Regarde-toi, innocent homme de feu.
Tu croyais que rien faire te ferais heureux.
Ton joli sourire m'apparaît comme un glaçon
Que tu planterais dans mon cou sans façons.
Regarde-moi, ardente galerne ruminante.
J'essayais sans jamais rien réussir de vrai.
Mes espoirs sont une pluie grelottante,
Doux songes oubliés pour d'autres contrées.
Regarde-ça, ce gâchis interminable et traître.
Tout s'est rompu pour aller à d'autres êtres.
Nos destins s'éloignent et s'abandonnent
A d'autres lendemains, que je trouve moins mornes.
Nous bayons aux corneilles, une fois encore.
Nos rêves ont disparu au coin d'une rue,
Et nos doigts se sont lâchés sans efforts.
Regarde-toi, innocent homme de feu.
Tu croyais que rien faire te ferais heureux.
Ton joli sourire m'apparaît comme un glaçon
Que tu planterais dans mon cou sans façons.
Regarde-moi, ardente galerne ruminante.
J'essayais sans jamais rien réussir de vrai.
Mes espoirs sont une pluie grelottante,
Doux songes oubliés pour d'autres contrées.
Regarde-ça, ce gâchis interminable et traître.
Tout s'est rompu pour aller à d'autres êtres.
Nos destins s'éloignent et s'abandonnent
A d'autres lendemains, que je trouve moins mornes.