bullitt
Maître Poète
Je me souviens encore de ce matin de printemps
Où l'on s'est rencontrés en flanant dans les champs
Tu étais jeune et beau à l'aube de la vie
Tu es venu vers moi comme vers une amie
Et puis on s'est revus, deux fois, trois fois, dix fois
Et j'avais beau me dire que je ne devais pas
Mon coeur trouvait toujours une raison majeure
Qui me faisait courir vers tes grands yeux rieurs
Et l'on partait ainsi, bras dessus bras dessous
Et l'on riait de tout comme deux jeunes fous
Et puis un soir, ému, devant un café-crême
Tu m'as dit doucement "je crois bien que je t'aime"
Et j'ai du te faire mal en me moquant de toi
Et te laisser tout seul, des larmes dans la voix
Réalisant soudain cette chose importante
Que tu avais vingt ans, et j'en avais quarante !
Où l'on s'est rencontrés en flanant dans les champs
Tu étais jeune et beau à l'aube de la vie
Tu es venu vers moi comme vers une amie
Et puis on s'est revus, deux fois, trois fois, dix fois
Et j'avais beau me dire que je ne devais pas
Mon coeur trouvait toujours une raison majeure
Qui me faisait courir vers tes grands yeux rieurs
Et l'on partait ainsi, bras dessus bras dessous
Et l'on riait de tout comme deux jeunes fous
Et puis un soir, ému, devant un café-crême
Tu m'as dit doucement "je crois bien que je t'aime"
Et j'ai du te faire mal en me moquant de toi
Et te laisser tout seul, des larmes dans la voix
Réalisant soudain cette chose importante
Que tu avais vingt ans, et j'en avais quarante !