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RAVIVE CET ENFER (concours)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion KarolusP
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KarolusP

Nouveau poète
Chaque jour je m’éveille et me lève en sentant
Le poids du temps passé qui s’écoule en mon sang.
Les années déversées sur mon corps encore jeune
Ont bien failli m’éteindre et faire porter le deuil

D’une enfance trahie, d’une âme délaissée
D’un amour en absence trop peu éprouvé.
Aujourd’hui je me lève, aujourd’hui je me bats,
Pour que ces années là n’aient pas raison de moi.

Qui crois que tu voir ainsi quand tu me dévisages?
Que sais tu de ma vie, que crois-tu de mon âge?
Qu’est ce qui te fait penser que tu as davantage
De souffrance passée? Que t’aveugle la rage

De juger sans savoir, de croire sans connaître.
Tu n’as pas même idée de ce qui m’a fait naître,
De ce qui m’a battu. J’en ai tant à penser,
Que jamais souvenirs ne pourra s’effacer.

Jamais je n’ai osé sous-estimer ta peine.
J’ai toujours su comprendre ce qui fait ta haine.
Mais parce que la mienne a su être domptée,
Tu te permets de croire qu’elle n’a jamais été.

C’est mal me discerner, ce n’est pas me connaître,
Et la brèche guérie par ta faute est ouverte,
Car si je garde en moi les maux de temps vécus,
En te rendant aveugle, tu me rends la vue,

Sur ces douleurs tenues à l’écart de moi-même,
Sur la peur et l’effroi qui me taillaient les veines
Et me courbaient si bas, que le sol lui-même
Aurait pu se creuser sous le poids de mes peines.

Tu viens d’ouvrir des maux que je croyais tenir
Tu me rends vulnérable, tu viens de m’assombrir,
Tu crées en ta parole dénuée de bon sens
Les armes affutées qui blessaient mon enfance.

Alors pèse tes maux, mesures ta douleur
Mais ne prétends jamais que vivent dans tes pleurs
Plus de larmes versées qu’en ceux de ton voisin,
Car chaque année passée vit en mon lendemain,

Habite mes projets, se fait sentir dans l’air
Chaque respiration ravive cet enfer
Et séquestre en son cœur la force de me battre
La force de tenir quand on pourrait m’abattre.

Je resterais le même et lutterais toujours
Pour tenir à l’écart ce poids de vie si lourd
Mais ne vient pas chercher au fond de ma personne
Car je sens que les chœurs de l’enfer y raisonnent .
Karolus
 
vraiment superbe , c'est vrai le poids des années n'attends pas pour recevoir le malheur, oui je crois bien que tu es soufferts peut être plus ou peut être moins je ne sais pas, je ne connais rien de toi, mais si par le biais de tes poésies tu peux donner un peu de toi alors respects monsieur.
 
Commentaire du Jury :

Tu sais conter mais pas compter. C'est dommage sans l'être, c'était 36 vers maxi.
Mais ton poème est de très loin le meilleurs du concours.
 
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