Filiatus
Maître Poète
C'est notre assassin national
Notre régicide éclairé
Qui de la Suède au Portugal
N'a jamais été égalé
Hormis peut-être par Brutus
Qui a assassiné César
Mais le nôtre a un petit plus :
Son petit côté franchouillard
Mil cinq cent soixante dix-sept
Est l'année où notre homme naît
Quant au jour, c'est vraiment trop bête
Pas même lui ne le connaît
Il a pour prénom de baptême
Le même qu'un "roi-chevalier"
Comme lui natif d'Angoulême :
Le célèbre François 1er
Son père, Jean, greffier du maire
Devenu ivrogne et violent
S'est fait rejeté par sa mère
Qui quitte mari et enfants
Placé chez des oncles, tranquilles
Chanoines de la cathédrale
Le gamin apprend l'évangile
Et se construit tant bien que mal
Bientôt il est maître d'école
Il enseigne le catéchisme
En prenant soin dans ses envols
D'attaquer le protestantisme
"D'ailleurs, le bon roi Henri IV
Converti, en quatre-vingt-treize
Dans la cathédrale de Chartres
En prend un peu trop à son aise
Il s'entoure de calvinistes
Luthériens et lucifériens"
Rumine le séminariste
En nourrissant un noir dessein
Le roi veut attaquer l'Espagne
Pays catholique et ami
Furieux au fond de sa campagne
François veux monter à Paris
"Mais cette fois-ci, point de phrase
Pour raisonner sa majesté !"
Ravaillac va lui chercher noise
Avec un couteau de boucher
Par la diligence au passage
Qui file du sud vers le nord
Il part pour un Très Grand Voyage
[T.G.V., disait-on alors]
Arrivé dans la Capitale
Il se dirige vers le Louvre
À proximité, il s'installe
Et son grand couteau, il recouvre
Quand il aperçoit le carrosse
Il bondit pour le rattraper
Et d'un coup de couteau atroce
Il frappe le roi stupéfié
Aussitôt la foule l'entoure
"Il faut le capturer vivant !"
Crie une voix aux alentours
C'est la police, il était temps
Durant deux jours, on le questionne
Est-il tout seul ? On veut des noms !
On le torture, on l'emprisonne
Ravaillac répond toujours "non"
Au bout d'un procès de dix jours
Il est condamné au supplice
Devant la mort, il nie toujours
Avoir eu le moindre complice
Malgré sa terrible souffrance
Jusqu'à la fin, le bougre nie
Alors, pour gouverner la France
Le jeune roi prit Concini
Notre régicide éclairé
Qui de la Suède au Portugal
N'a jamais été égalé
Hormis peut-être par Brutus
Qui a assassiné César
Mais le nôtre a un petit plus :
Son petit côté franchouillard
Mil cinq cent soixante dix-sept
Est l'année où notre homme naît
Quant au jour, c'est vraiment trop bête
Pas même lui ne le connaît
Il a pour prénom de baptême
Le même qu'un "roi-chevalier"
Comme lui natif d'Angoulême :
Le célèbre François 1er
Son père, Jean, greffier du maire
Devenu ivrogne et violent
S'est fait rejeté par sa mère
Qui quitte mari et enfants
Placé chez des oncles, tranquilles
Chanoines de la cathédrale
Le gamin apprend l'évangile
Et se construit tant bien que mal
Bientôt il est maître d'école
Il enseigne le catéchisme
En prenant soin dans ses envols
D'attaquer le protestantisme
"D'ailleurs, le bon roi Henri IV
Converti, en quatre-vingt-treize
Dans la cathédrale de Chartres
En prend un peu trop à son aise
Il s'entoure de calvinistes
Luthériens et lucifériens"
Rumine le séminariste
En nourrissant un noir dessein
Le roi veut attaquer l'Espagne
Pays catholique et ami
Furieux au fond de sa campagne
François veux monter à Paris
"Mais cette fois-ci, point de phrase
Pour raisonner sa majesté !"
Ravaillac va lui chercher noise
Avec un couteau de boucher
Par la diligence au passage
Qui file du sud vers le nord
Il part pour un Très Grand Voyage
[T.G.V., disait-on alors]
Arrivé dans la Capitale
Il se dirige vers le Louvre
À proximité, il s'installe
Et son grand couteau, il recouvre
Quand il aperçoit le carrosse
Il bondit pour le rattraper
Et d'un coup de couteau atroce
Il frappe le roi stupéfié
Aussitôt la foule l'entoure
"Il faut le capturer vivant !"
Crie une voix aux alentours
C'est la police, il était temps
Durant deux jours, on le questionne
Est-il tout seul ? On veut des noms !
On le torture, on l'emprisonne
Ravaillac répond toujours "non"
Au bout d'un procès de dix jours
Il est condamné au supplice
Devant la mort, il nie toujours
Avoir eu le moindre complice
Malgré sa terrible souffrance
Jusqu'à la fin, le bougre nie
Alors, pour gouverner la France
Le jeune roi prit Concini