Logorrhees
Nouveau poète
Pure, l'assourdissante étreinte de tes lèvres, En passant par l'amour me ramène à la fièvre. Le goût de ton aura est l’inverse de mièvre, Bien loin de m’être indifférent il m’enfièvre. En somnambule je te suis ô désespoir, Inconsciemment j’espère que je vais t’avoir, Hélas comment un homme peut préconcevoir? Honnêtement, je ferais tout pour le savoir. Le doux vacarme que ton parfum produit, Me réchauffe dans la fraîcheur de la nuit. Il me suit, me poursuit, mais je m’enfuis, Il me rattrape pour m’éloigner de l’ennui. Expliquant ma tristesse, et mon coeur en gravats, Avec délicatesse, plongé dans tes bras, Tes cheveux m’enlacent, me murmurent tout bas : L’amour ne sera plus, mais le désir est là, Sourd, je me laisse emporter, sans rien n’y comprendre, Si l’amour est un jeu, alors je veux l’apprendre. Si l’amour criait, alors je voudrais l’entendre, Si l’amour est mien, je ne veux pas le rendre. Entre deux horizons, réalité ou rêve, D’où vient cette liaison, si soudaine et si brève, L’amour une saison, ou l’homme perd sa sève, Ô, je perds la raison, accordes moi la trêve. Tu n’es qu’une charmante charmeuse charmée, Qui avec son sourire et ses yeux est armée, Me voilà sourd, muet, aveugle et alarmé, Je n’ai que rimes et alexandrins pour armée. Ton odeur me délaisse à la déliquescence, Je t’en prie libère moi, odieuse fragrance, Je me réveille enfin, et je te vois, tu danses, Je vois,comme mon coeur, tu t’agites en cadence. L’affront est délicat, j’avance vers toi, Je me dis sans tracas, que tu resteras coi, Que tu resteras quoi qu’il arrive ma foi, Une femme entraînant toujours mon fol émoi.