jackharris
Nouveau poète
Révolte
Dans les brouillards givrants qui tapissent la terre
D’un léger manteau blanc qui orne la nature,
Je pense, malgré moi, aux gens dans la misère
Qui, sous un toit précaire, affrontent la froidure.
J’éprouve de la honte en les voyant souffrir
Mais n’ai aucun moyen pour leur venir en aide,
Mes ressources arrivant tout juste à me nourrir
Quand d’autres le pourraient ; or leur âme est si laide
Qu’ils préfèrent ignorer, poussés par l’égoïsme,
Le pauvre qui se meurt dans la neige et le froid,
Tandis qu’ils font partie d’un monde où l’élitisme
Méprise son prochain en gardant son sang-froid.
J’ai envie de crier à la face du monde
Que tous les malheureux se dressent et se révoltent
Pour punir les salauds qui proclament à la ronde
Que l’argent doit aller à ceux qui le récoltent.
Extrait de "Brumes d’automne" - 2007