Somnambule
Nouveau poète
Révision.
Écrire pour soi-même un scénario charmant
et se toucher le cul, les couilles et puis le gland.
Jusqu'à éjaculer des mots à volonté,
apprendre à ravaler joliment sa fierté.
Libéré, se pâmer sous les rayons de l'or
et ne faire plus qu'un, enfin, avec son corps.
Écrire pour déplaire, ou pour plaire, ou pour voir
si on a l'âme ou pas, d'un de ces bancs de foire,
jusqu'à se prendre un train en travers de la face,
jusqu'à ne plus oser se vomir dans la glace.
Humilié, se sentir haï par le troupeau,
n'avoir plus rien à perdre et surtout pas l'ego.
Écrire par dépit, mû par un sursaut d'âme,
des conneries sans fin pour dire à une femme
qu'on bande encore un peu en repensant à elle,
en évitant la viande, la pisse, les selles.
Décharné, déclamer de jolis mots d'amour,
cristalliser des êtres ne rimant à rien.
Écrire pour ma mère au fond, qui me comprend
autant que me comprendrait un orang-outan,
chier des pendules à l'heure où tout à été chié,
défier le vide au fond, ce jusqu'à s'y noyer.
Hébété, aligner de stupides quatrains
pas même composés d'alexandrins.
Écrire des allures à la psychophonie,
classifier les menhirs de sa propre atrophie,
jusqu'à réaliser que tout était si con,
si simple et si limpide que l'est mon prénom !
Composé d'un seul pied, libéré des lourdeurs,
humilié, décharné, hébété est mon cœur.
Il écrit pour lui-même un scénario charmant
où tu touches mon cul, mes couilles et puis mon gland,
jusqu'à me faire faire tes quatre volontés,
chienne de vie, toi qui avales ma fierté.
Libéré, je me pâme sous des rayons d'or
et je ne fais plus qu'un, enfin, avec mon corps.
31.10.10
Écrire pour soi-même un scénario charmant
et se toucher le cul, les couilles et puis le gland.
Jusqu'à éjaculer des mots à volonté,
apprendre à ravaler joliment sa fierté.
Libéré, se pâmer sous les rayons de l'or
et ne faire plus qu'un, enfin, avec son corps.
Écrire pour déplaire, ou pour plaire, ou pour voir
si on a l'âme ou pas, d'un de ces bancs de foire,
jusqu'à se prendre un train en travers de la face,
jusqu'à ne plus oser se vomir dans la glace.
Humilié, se sentir haï par le troupeau,
n'avoir plus rien à perdre et surtout pas l'ego.
Écrire par dépit, mû par un sursaut d'âme,
des conneries sans fin pour dire à une femme
qu'on bande encore un peu en repensant à elle,
en évitant la viande, la pisse, les selles.
Décharné, déclamer de jolis mots d'amour,
cristalliser des êtres ne rimant à rien.
Écrire pour ma mère au fond, qui me comprend
autant que me comprendrait un orang-outan,
chier des pendules à l'heure où tout à été chié,
défier le vide au fond, ce jusqu'à s'y noyer.
Hébété, aligner de stupides quatrains
pas même composés d'alexandrins.
Écrire des allures à la psychophonie,
classifier les menhirs de sa propre atrophie,
jusqu'à réaliser que tout était si con,
si simple et si limpide que l'est mon prénom !
Composé d'un seul pied, libéré des lourdeurs,
humilié, décharné, hébété est mon cœur.
Il écrit pour lui-même un scénario charmant
où tu touches mon cul, mes couilles et puis mon gland,
jusqu'à me faire faire tes quatre volontés,
chienne de vie, toi qui avales ma fierté.
Libéré, je me pâme sous des rayons d'or
et je ne fais plus qu'un, enfin, avec mon corps.
31.10.10