tieram
Maître Poète
Que n’est en septembre… !
(carillon)
À l’automne en aucun bruit
Que ne coule à la rivière en septembre,
La feuille élégante et luit
D’une nouvelle éclaircie en cet ambre
Du chêne une majesté toute a nue,
Septembre où l’été s’enfuit,
Que ne pleure et ne détruit,
La saison, autre oraison advenue,
Fée émergeant en ce bois,
Elle est fille en sa couleur retenue.
Rosée au chant d’un hautbois
À l’ombre éparse où d’elle s’atténue,
L’ivresse où goutte une perle,
Septembre nait d’une terre à l’odeur,
Et d’une vie alanguie au seul cœur.
Ô ! Fée éclaire et déferle,
La magie égarée en ces vains lieux,
Que dépeint l’ocre aux contours précieux.
Faire fi que septembre emperle
D’une saison comme un sort éternel,
N’oubliant pas que l’automne est charnel.
Formule n° 9 ; (aBaB-CaaC-dEdE-fEE-fGG-fHH.) vers longs et courts.