Quand se lève le vent du soir...
J'entends au loin l'orage de mes sentiments qui gronde
Et sens mon cœur se confronter aux éléments de feu,
Mon âme se déchire en mille morceaux, et mes yeux
Deviennent aveugles, ne désirant plus voir ce monde...
Et je descends vertigineusement au fond d'un gouffre
D'incertitudes et de désespérances, sourdines des vents
Et de pluies diluviennes d'un cœur en crise qui souffre.
Le tumulte s'installe, commence la valse des tourments...
Quand se lève le vent du soir, je m'envole et fusionne
Avec les tourbillons, en moi la tempête va grandissante,
Je dérive vers un univers où les soleils m'empoisonnent,
Mes cauchemars font la fête avec l'ombre malfaisante...
Mon corps se contorsionne et s'échappe de lui-même,
Pour toujours se retrouver au fond de l'enfer nocturne,
Puis il rejette les pulsions des terreurs qui essaiment
Sournoisement en mon âme, cédant à l'angoisse diurne...
Et je m'éveille, encore sous l'emprise de ce vent du soir,
La tête comme prise dans un étau de ce noir trompeur,
Désirant oublier ce sommeil agité, si loin d'être réparateur,
Goûtant l'embellie de l'astre lumineux, divine lueur d'espoir...
Dernière édition: