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Quand l’amour ne parle pas la même langue

Dolk onit

Grand poète
On peut s’aimer sincèrement,
d’un amour vrai, habité,
et pourtant se blesser sans le vouloir.

Non pas parce que l’amour manque,
mais parce qu’il ne parle pas toujours la même langue.

Il y a ceux qui parlent quand ça tremble à l’intérieur,
et ceux qui se taisent pour ne pas se perdre.
Il y a ceux qui agissent pour dire « je t’aime »,
et ceux qui déposent des mots
comme on pose une main sur une épaule.

Alors parfois, l’un cherche le lien pendant que l’autre se protège.
L’un attend une parole,
l’autre offre un silence.
Et sans bruit, le malentendu s’installe.

Ce n’est pas un échec de l’amour.
C’est une traduction qui n’a pas eu lieu.

Nous aimons avec notre histoire,
nos peurs apprises,
nos blessures anciennes,
nos façons de survivre devenues des réflexes.

Et nous oublions que l’autre
n’habite pas le même paysage intérieur.
Aimer consciemment,
ce n’est pas aimer plus fort.
C’est aimer plus lentement.
Apprendre à nommer ce qui se passe en soi
avant de le reprocher à l’autre.

Écouter pour comprendre,
pas pour répondre.
Accueillir l’impact,
même quand l’intention était pure.

Se rejoindre au milieu,
ce n’est pas s’effacer.
C’est faire un pas hors de ses certitudes
pour entrer, un instant,
dans le monde émotionnel de l’autre.

Et parfois,
ce simple geste invisible,
ce déplacement intérieur,
sauve plus de relations
qu’on ne l’imagine.
 
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