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Quand je t'observe

Filiatus

Maître Poète
Par moments lorsque je t'observe
Je me demande si tu vas bien
Tu es là qui ne pense à rien
Puis soudainement tu t'énerves


Tu attrapes le chat par la queue
Et tu le jettes par la fenêtre
Puis tu prends une cigarette
Mais comme tu ne trouves pas de feu


Tu mets un coup d'poing dans l’armoire
Ce qui t'fait hurler de douleur
Et moi les plaintes et les pleurs
Ca me fait serrer la mâchoire


Alors tu m'fais un grand sourire
Et tu me demandes de m'asseoir
Tu m'dis qu'il faut pas t'en vouloir
Et que le chat va s'en sortir


Tu me parles de ta jeunesse
Et de ton père qui buvait
A cause de son père qui l'battait
Pour que les bouteilles il lui laisse


D'ailleurs dans ta putain d'famille
Vous pouviez pas blairer les chats
C'étaient des animaux sournois
Toujours entre vos deux béquilles


Moi les chats j’en ai rien à faire
C’est le cadet de mes soucis
Mais à les changer en ovnis
Ça me hérisse la crinière


A présent, calmé, tu pleurniches
En buvant un canon de blanc
Je t’observe encore un instant
Puis je retourne dans ma niche
 
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