Eléâzar
Maître Poète
Au large des écueils, craintif de la dérive
En exil des pays, en marge des humains
Je t’ai cherchée avec de suppliantes mains
Ô toi qui es assise en bordure de rive
Mes pieds brûlés par la dureté des chemins
Eurent raison de moi et de ma chair rétive
A refuser l'entrée de mon âme chétive
Dans le fracas sans nom des cruels lendemains
Je pensai qu’il fallait aller dans les vallées
Profondes sans chemins sans les moindres allées
Pour que surgir je te visse tel un lutin
Mais plus loin que le lys cette fleur blanche et pure
Je t'ai trouvée assise avec un air mutin
Repoussant les assauts du jour sur ta guipure.
En exil des pays, en marge des humains
Je t’ai cherchée avec de suppliantes mains
Ô toi qui es assise en bordure de rive
Mes pieds brûlés par la dureté des chemins
Eurent raison de moi et de ma chair rétive
A refuser l'entrée de mon âme chétive
Dans le fracas sans nom des cruels lendemains
Je pensai qu’il fallait aller dans les vallées
Profondes sans chemins sans les moindres allées
Pour que surgir je te visse tel un lutin
Mais plus loin que le lys cette fleur blanche et pure
Je t'ai trouvée assise avec un air mutin
Repoussant les assauts du jour sur ta guipure.