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Prochain été

Madame Maud

Maître Poète
Son visage collé à la fenêtre,
Elle contemple la tempête :

La mer secoue, enrage, agite les falaises,
Prend des remous puis toutes ses aises

Et de ses turpitudes glacées
Inonde un flot dépassé.

L'hiver est froid, elle le sait :
Remonte son col, met un cache-nez,
Sort sur le pont de la jetée.

Ô temps chaud comme tu es long à arriver !

Moi qui me suis chargée de tant de bois
Que j'ai si durement amassé ;
Au creux de la vetusté, dans l'étable,
Je te savais déjà interminable.

Qu'importe la perpétuité de ce froid ! Qu'importe, crois-moi !
Mon coeur ne sera jamais le beffroi
Des cloches de son désarroi !

Il n'aura pas raison de ma façon d'aimer : éperdument, passionnément, férocement, aveuglement, confusément, puis, puis tendrement, doucement, clairement, justement

Et enfin amoureusement,

Parceque amoureusement, l'amour reste libre, beau et grand, Très Grand !

Alors dans mon vieux manteau épuisé,
Je m'endors et laisse mon âme reposer.

J'attends le prochain été.

Maud Contal
 
je vais faire pareil je crois... je suis comme grincheux, j'aime po l'hiver!
un seul côté positif à avoir les pieds et le bout du nez froid... c'est de pouvoir les réchauffer sur l'être aimé... quand on en a un! :(
 
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