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PRINCESSE DE LA MER

colombine

Nouveau poète
La mer happée par le vent
pousse ses vagues sur le sable blanc.
Elle dépose ses galets
sur la plage désertée.
Coléreuse, elle hurle contre ce diable de vent.
Allongée sur ce sable tiède, je l
`entends.
Arrivées vers moi, les vagues deviennent vaguelettes.
Sentent-elles mon émoi?
Elles avancent, à pas de chat, doucement,
grimpent le long de mon corps
et s'étalent sur mes épaules dénudées.
Elles brossent mes cheveux, qui s étirent sur le sol humide
et les parfument de leur odeur iodée.
Elles s'engloutissent fièvreusement dans le creux de mes oreilles.
Il me semble entendre le brouhaha d'un grand marché,
la rumeur, aux heures de grande affluence.
Puis, plus rien...Je ne perçois plus rien...
Suspendu...le temps s'est arrètè.
Le silence a pris sa place.
Je m'abandonne, les yeux fermés.
Tout mon être est sérénité,douceur,volupté.
Je suis en paix avec le vide, je plane dans les cieux.
Puis tout doucement,
les dernières gouttelettes quittent ce foyer si doux.
Je me réveille avec regret,
un dernier chuchottement, je me laisse encore bercer,
mais le cri de la mer les rappelle à l'ordre,
aprés une dernière caresse, les vaguelettes redevenues vagues
s'élancent vers elle, en rugissant de plus belle.
 
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