Polymnie2
Maître Poète
POUR VOUS DEUX
Mon Parrain et ma Marraine, fait en 1999
Mon parrain mort en déportation
deux mois avant la fin de la guerre.
______
Ta vie véhiculait l’amour
Que l’Amour véhiculait dans ta vie.
Tu as laissé derrière toi
Cette traînée de poudre, filtre d’amour
Dans les actes de ta vie.
Mon Parrain et ma Marraine, fait en 1999
Mon parrain mort en déportation
deux mois avant la fin de la guerre.
______
Ta vie véhiculait l’amour
Que l’Amour véhiculait dans ta vie.
Tu as laissé derrière toi
Cette traînée de poudre, filtre d’amour
Dans les actes de ta vie.
Ta personne dans toutes ses faces
Chantait inépuisablement le souci,
Le bien être des âmes.
Cette source du ciel intarissable,
Amour sur terre inébranlable,
Ce ciel sur terre que ta vie fredonnait,
Ce Pain béni, Amour mystère,
Par fragments, à chacun, tu redonnais.
Chantait inépuisablement le souci,
Le bien être des âmes.
Cette source du ciel intarissable,
Amour sur terre inébranlable,
Ce ciel sur terre que ta vie fredonnait,
Ce Pain béni, Amour mystère,
Par fragments, à chacun, tu redonnais.
Cette image de Dieu sur terre
Que tu m’as laissée
Est un tabernacle d’amour lesté
Pour l’enfant que j’étais.
Ta vie, chaque jour, je lisais
Du « par cœur » en mon cœur,
Chaque mot, à chacun sa valeur.
Le texte me glace
Mais ton visage imposant
Me dévoile un sourire tendre
Contre un « je t’aime » en silence.
Ce bien précieux qui m’a été donné
Ce cadeau sur photo,
Première richesse car Trésor vivant.
Ton visage était une âme vibrante
Qui m’écoutait quand je lui parlais.
Si je suis restée petite dans mes facultés
C’est parce que mes sentiments
Ont grandi trop tôt ou plus vite que moi.
Ma Marraine, cette Bien-Aimée que tu as choisie,
Cette âme errante que j’aimais depuis longtemps aussi,
Cette dame que je ne connaissais pas,
Qui ne me connaissait pas,
M’a donné ce jour-là
Le fruit de ton existence,
Enfermé avec tendresse dans ce livre
« Les petites fleurs de saint François d’Assise. »
Que tu m’as laissée
Est un tabernacle d’amour lesté
Pour l’enfant que j’étais.
Ta vie, chaque jour, je lisais
Du « par cœur » en mon cœur,
Chaque mot, à chacun sa valeur.
Le texte me glace
Mais ton visage imposant
Me dévoile un sourire tendre
Contre un « je t’aime » en silence.
Ce bien précieux qui m’a été donné
Ce cadeau sur photo,
Première richesse car Trésor vivant.
Ton visage était une âme vibrante
Qui m’écoutait quand je lui parlais.
Si je suis restée petite dans mes facultés
C’est parce que mes sentiments
Ont grandi trop tôt ou plus vite que moi.
Ma Marraine, cette Bien-Aimée que tu as choisie,
Cette âme errante que j’aimais depuis longtemps aussi,
Cette dame que je ne connaissais pas,
Qui ne me connaissait pas,
M’a donné ce jour-là
Le fruit de ton existence,
Enfermé avec tendresse dans ce livre
« Les petites fleurs de saint François d’Assise. »
Libéré avec délicatesse,
Lui rendant vie dans mon missel,
Tous les dimanches.
Toi et moi vivions la messe.
Lui rendant vie dans mon missel,
Tous les dimanches.
Toi et moi vivions la messe.
C’était, pour ce grand jour, 24 juin 1951,
Ton mois anniversaire, je l’ignorais alors,
Je faisais, solennellement, ma communion.
Ton mois anniversaire, je l’ignorais alors,
Je faisais, solennellement, ma communion.
Cette enfant que je suis, car je le suis resté malgré moi,
Est née un jour pour Toi, Toi seul sais pourquoi.
Cette âme que tu as, pas à pas, suivie,
Qui t’a suivi presque pas à pas,
Enfant qui t’a aimé sans t’avoir connu,
Personne ne le sait, amour méconnu,
Car trop beau d’aimer un inconnu
Avant son histoire, sa tranche de vie.
Ton seul nom m’a suffit, Toi mon Parrain chéri.
Est née un jour pour Toi, Toi seul sais pourquoi.
Cette âme que tu as, pas à pas, suivie,
Qui t’a suivi presque pas à pas,
Enfant qui t’a aimé sans t’avoir connu,
Personne ne le sait, amour méconnu,
Car trop beau d’aimer un inconnu
Avant son histoire, sa tranche de vie.
Ton seul nom m’a suffit, Toi mon Parrain chéri.
Amour Mystère,
Graine d’Amour confiée à l’univers,
Semence universelle,
Donnée en partage en chacun de nous,
Reste en éveil chez certains
Car elle sommeille chez d’autres tous!
Polymnie2, ce 1er septembre 2019