Blumlein
Nouveau poète
Poème en sourdine
Sous ce ciel hypocondre
Dans ces ténèbres à demi
Pour qui aime se confondre
Dans les friselis de la nuit
J’écris.
Pour les secrets que notre âme distille
Dans l’alambic terne des déceptions
Pour tous les propos qui vacillent
Pour chaque modeste illusion
Je rime.
Pour celles que l’Amour n’enjolive
Que pour en faire sa proie plus tard
Pour ceux que la solitude enivre
Et le quatorze février est le jour le plus noir
Je chante
Je danse, tu cabrioles, elle voltige
La terre ne bouge pas pour autant ;
D’un bouquet de roses je ne garde que les tiges
Je me noie dans ma flaque, mais survole l’océan
Je sifflote, tu pleures et tu pleures
Mais suis-je poète ? Je préfère barbouilleur :
Comme un élève diligent je décris
La patience des humains à être en vie.
Sous ce ciel hypocondre
Dans ces ténèbres à demi
Pour qui aime se confondre
Dans les friselis de la nuit
J’écris.
Pour les secrets que notre âme distille
Dans l’alambic terne des déceptions
Pour tous les propos qui vacillent
Pour chaque modeste illusion
Je rime.
Pour celles que l’Amour n’enjolive
Que pour en faire sa proie plus tard
Pour ceux que la solitude enivre
Et le quatorze février est le jour le plus noir
Je chante
Je danse, tu cabrioles, elle voltige
La terre ne bouge pas pour autant ;
D’un bouquet de roses je ne garde que les tiges
Je me noie dans ma flaque, mais survole l’océan
Je sifflote, tu pleures et tu pleures
Mais suis-je poète ? Je préfère barbouilleur :
Comme un élève diligent je décris
La patience des humains à être en vie.