OLIVIERW
Maître Poète
Poème crépusculaire,
Quand le noir des tourments tombe sur les cendres
Des jours heureux, surgissent, de funestes cassandres
Prédisant de nauséeux et sombres avenirs
Chassez ces oracles ! Il faut les agonir !
Au crépuscule de la vie, un vent d’antan
Réveille de doux souvenirs, le cœur chantant
Et palpitant, à la vue d’un joli minois
Mais qui se flétri, devant un regard sournois !
Qu’il était beau et grand, cet amour de jeunesse
Elle était pour moi, cette admirable déesse
Son corps divin avait la beauté et la grâce
Parvenant par ses charmes, à briser ma cuirasse !
Ensemble, nous avons parcouru les chemins
Escarpés du destin, toujours, main dans la main
Deux êtres, mais un seul dessein, celui d’aimer
Je n’ai eu pour bonheur, que chérir mon aimée !
Je sais ! La mort me poursuit, depuis des années
Elle attend mon trépas, elle peut me condamner
A voir mourir avant moi, mon unique amour
Mais que peut-elle gagner, je l’aimerai toujours !
Quand le glas sonnera, annonçant mon décès
Que je serai là-haut, savourant ce succès
De n’avoir point trahi, la femme que j’ai eue
On pourra dire, qu’ils furent très amoureux !