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Poème, 1.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Déesse de sable.

Comme un soleil levant d'oiseaux de paradis,
Chatoyant d'une main son masque de Numide,
Son long frémissement, en est l'appel humide,
Ses yeux de passion, les acteurs inédits ;

Les caravanes vont dans cette immensité
D'évanescence d'or, sur la longue crinière
D'ergs au déguisement d'émail et de lumière,
Et sur les arbres blancs de l'azur miroité,

La harpe en fête, au son de la cloche d'airain,
Les anges vont jouant en jetant des brassées
De fleurs, de roses, et d'amaryllidacées,
Sur l'ouadi couleur d'herbes folles de thym ;

Son spectre doucement, d'ébène ou d'opium
Mais ne sais-je d'ailleurs laisse s'échapper l'ombre
Qui mûrit au soleil les agates sans nombre
Du sable qu'elle suit comme orbe d'hélium,

Pour quittant l'un, venant, un autre lui donner
Une marche de plus pour en gravir ces dunes
Que font et referont rougir plus de cent lunes
Qui s'en vinrent sans bruit ici s'abandonner ;

Ô Borée il m'en vient encore son parfum
Que le djebel frôlait d'une folle harmonie,
Qu'on me donne demain d'Ovide ou Polymnie
L'éloquence et le don d'écrire son dessin ;

Elle avait des cheveux d'arôme Dalila
Une robe organdi des yeux noirs d'un mystère
Profond, était-ce ô Dieu, une nixe éphémère
Je devine d'un mot je l'appelle Leïla,

Si j'étais l'un de ses poètes préférés
Et que j'avais ce don d'écrire ce poème
Je lui dirais, amour, mon amour je vous aime
Et je reste l'enfant de ces ors enlierrés,

Ce passant égaré sur un erg baccara
Celui de ses cheveux qui d'un arôme embaume
Encore le papier, comme un éternel baume,
Ô déesse c'est vous, reine du Sahara...

Daniel beau le poète rêveur
13 mars 2018
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