steph76
Maître Poète
Du haut de mes vingt ans je toisais tout le monde
A mes pieds se jetaient des brunes et des blondes,
Le regard droit en marchant, les yeux grands ouverts
Rien ne pouvait m'arrêter dans cet univers.
Puis les années passent inexorablement
A en perdre quelque fois la notion du temps,
Sauf que les pas deviennent désormais plus lourds
Laissant des empreintes au sol qui se font jours.
Du bas de mes cinquante ans je me courbe ainsi
A mon cou se jette une femme aux cheveux gris,
La vue biaisée en oscillant la bouche bée
Aussi même un caillou peut me faire chuter.
Maintenant, je m'excuse dès que le ton monte
Fin subterfuge pour se soustraire à la honte,
Pour les uns cela se nomme de la sagesse
Quant aux autres ils parlent plutôt de vieillesse.
A mes pieds se jetaient des brunes et des blondes,
Le regard droit en marchant, les yeux grands ouverts
Rien ne pouvait m'arrêter dans cet univers.
Puis les années passent inexorablement
A en perdre quelque fois la notion du temps,
Sauf que les pas deviennent désormais plus lourds
Laissant des empreintes au sol qui se font jours.
Du bas de mes cinquante ans je me courbe ainsi
A mon cou se jette une femme aux cheveux gris,
La vue biaisée en oscillant la bouche bée
Aussi même un caillou peut me faire chuter.
Maintenant, je m'excuse dès que le ton monte
Fin subterfuge pour se soustraire à la honte,
Pour les uns cela se nomme de la sagesse
Quant aux autres ils parlent plutôt de vieillesse.
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