Willypoète
Maître Poète
Hommage à Baudelaire et Brel
Sous un ciel si bas et pesant, qu’il s’en s’écorne
Mon âme gémissante, est en proie au dégoût,
Quand l’horizon de feu, embrase tous les bornes
Nous plongeant dans un noir, plus foncé que la boue.
Quand l’univers n’est plus, qu’une prison suintante,
Où l’espoir n’est plus, qu’un sentiment irréel,
Qui meurt dans le soupir, d’une bise sifflante,
Pour vivre une existence, en individuel.
Des jours la pluie tombe, en immense traînée grise,
Nous enfermant dans une prison, sans anneaux,
En nous maintenant, sous une mortelle emprise,
Qui détruit la matière de nos cerveaux.
Les beffrois au loin sonnent, dans une furie,
En élançant vers les cieux, leurs clochers hurlants,
Dans la morne et plate plaine, au landes fanées,
Quand un envol de canards, part vers le levant.
Dans cet horizon, sans une vraie espérance,
Des pauvres hères, suivent un vieux corbillard
Ils emmènent un des leurs vers sa délivrance
Qui s’enfonce lentement dans le froid brouillard.
La lande est déserte, d’une faune soumise,
Dans ce plat pays, ou un canal s’est perdu,
C’est tout un monde, qui lentement agonise,
Et par triste désespoir, la vie s’est pendue
W.L.
10/09/2016
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