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Plaidoirie d'un cœur conquis

poesiedu57

Nouveau poète
Cela fait environ un mois que nous nous connaissons...
Un mois? Mais que ce temps est réduit, amoindrit, maltraité!
Que ce temps semble inexistant face à la bienséance, le bienpensé,
Mais faut-il donc, lorsque cela concerne de coupables passions,

Compter sans cesse et pleurnicher face à sa mortelle rapidité?
Le faible cœur a des raisons que la sainte raison ignore!
Si l'on écoute avec attention cette règle d'or,
Demandons-nous sérieusement qu'est-ce qu'aimer?

Serais-ce donc attendre trois mois ou exactement treize rencontres
Pour, finalement, avouer notre hypocrite attirance
A cette belle brune qui, devant nos yeux ébahis, dance?
Je te le donnes dans le mille: je suis contre!

Moi, chère aimée, je ne peux souffrir à cet infâme jeu,
Je ne puis te regarder comme on regarde une fille de cabaret
Que, pour une nuit et quelques deniers, nous pouvons posséder.
Non! Toi tu ne danses pas devant mais dans mes yeux.

Mes sentiments pour toi sont certes bien soudains
Mais, ma chérie, tôt ou tard ils seraient apparus,
Je n'ai que laissé mouvoir ce qui avait déjà mu.
Serait-ce donc un crime que d'être fatalement certain?

Si nous sommes ensemble un an ou l'éternité,
Que sont finalement ces quelques mois dont j'ai privé l'attente?
Que sont au fond ces rencontres qui demeureront inexistantes?
Parle-t-on de sentiments ou de Chronos l'entêté?

Je dois te concéder que nous nous connaissons peu,
Je dois te concéder que nous nous voyons rarement,
Je dois te concéder que cela nuit à mes arguments
Mais moi je te connais depuis que j'ai pongé dans tes yeux.

Je sais bien que tu ne me connais pas assez pour m'aimer,
Je sais que ce sentiment qui m'habite est bien effronté,
Je sais qu'il y a de fortes chances que je me fasse rejeter,
Mais je sais ce que nous pouvons nous apporter.

Je ne te demande pas de me répondre séance tenante,
Je ne veux pas que tu te sentes pressée, oppressée,
Sache que je resterai au garde-à-vous, aux aguets,
Jusqu'à ce que cette femme sublime et élégante

Daigne poser sur moi un regard bienveillant
Et me signifie mon bonheur ou mon malheur.
A vous, princesse de mes rêves et reine de mon cœur,
De votre humble serviteur et hypothétique amant.
 
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