Filiatus
Maître Poète
Parfois l'on me trouve savant
Voire même un peu "je-sais-tout"
En histoire le plus souvent
Mais en biographies surtout
Pourtant, je ne dois pas ma science
Au fruit d'une grande mémoire
Je l'ai trouvé en abondance
En lisant Pierre Bellemare
C'est à Boulogne-Billancourt
En plein milieu d'un bel automne
Que notre Pierre voit le jour
Avec les premiers microphones
Il va à l'école à Paris
Mais, juste après la quatrième
Clandestinement, il rallie…
Les scouts de la "Trente-huitième"
À dix-sept ans, sa mère meurt
Aussi, il cesse ses études
Et se recherche une âme sœur
Pour palier cette solitude
Oui, mais pour épouser sa belle
Il doit posséder un boulot
Son beau-frère Pierre Hiegel
Lui en trouve un presque aussitôt
Il entre fin quarante-six
Comme technicien auxiliaire
Pour un an chez "Radio-Service"
Mais souhaite y faire carrière
Car le patron Jacques Antoine
Trouvant Pierre brillant garçon
Doté d'un chaleureux organe
Lui confie vite une émission
Devant ce geste magnanime
Dès mil neuf cent cinquante et un
Il peut épouser Micheline
Qui lui donne deux beaux bambins
Avec André Gillois, il crée
En octobre cinquante-quatre
Le premier jeu télévisé
Où les sportifs viennent combattre
Bientôt Pierre et Roger Couderc
Inventent "La Tête et les jambes"
Un jeu mi-sport, mi-questionnaire
Pour lequel le bon peuple flambe
Les dossiers "Extraordinaires"
"D'Interpol", etcetera
Sont chuchotés, mais de voix claire
Du micro à la caméra
Au début des années soixante
Pierre semble perdre la tête
Il s'entiche d'une innocente
Qui est de treize ans sa cadette
Elle s'appelle Roselyne
Et tellement il est amoureux
Qu'en cachette de Micheline
Dix ans il joue le double jeu
À la télé, pendant ce temps
Cherchant l'émission "cœur de cible"
Pierre, avec les frères Rouland
Créent "La Caméra invisible"
Pierre Tchernia, Jacques Legras
Et Jean Poiret sont une équipe
Qui planque une ou deux caméras
Pour berner quelque pauvre type
À quarante ans sur "Europe un"
Pierre produit, dirige, anime
Une émission de jeux, de gains
Mêlée d'enquêtes sur des crimes
Et le soir après le travail
Notre respectable bigame
Rentre à l'un de ses deux bercails
Chez sa maîtresse ou chez sa femme
Jusqu'au jour où, coup de tonnerre
Roselyne attend un enfant
Lors, tout naturellement Pierre
Le reconnaît discrètement
La vie alors reprend son cours
Et les émissions se succèdent
Au déjeuner de chaque jour
Où pour solliciter une aide
En mil neuf cent soixante-douze
Pierre n'y tenant plus dévoile
La vérité à son épouse
Qui le prend vraiment très, très mal
Il s'unit à sa bien-aimée
Après un divorce à ses torts
Promettant de ne plus jamais
Faire de folies de son corps
Pierre frise la cinquantaine
Quand sur "TF1" il présente
Les faits divers de la semaine
De sa moustache grisonnante
Véritable bête de scène
Il se paye même le luxe
De rivaliser à l'antenne
Avec le "Top club" de Guy Lux
S'ensuit "C'est arrivé un jour"
Puis "Vous pouvez compter sur nous"
Et enfin "Au nom de l'amour"
Lorsque tout s'arrête d'un coup
En mil neuf cent quatre-vingt-sept
La radio, la télé le lâchent
Moins pour de mauvaises recettes
Que pour sa trop blanche moustache
Mais il rebondit assez vite
Produisant quelques émissions
Dès mil neuf cent quatre-vingt-huit
Dont une qui fait son renom
Il s'agit du "Télé-achat"
Qu'avec Maryse il co-présente
Parodié par Laurent Gerra
Ça double le fruit de ses ventes
En mil neuf cent quatre-vingt-douze
Pierre est encore dans le coup
Avec Dechavanne et Carmouze
Il anime "Coucou c'est nous"
À partir de quatre-vingt-treize
Il participe aux "Grosses-têtes"
Là, encore il très à l'aise
Car il en est une vedette
D'histoires "Extraordinaires"
"Mystérieuses" ou "Incroyables"
En "Bêtises de monsieur Pierre"
Le suspens est toujours palpable
À soixante-seize ans, ou dix-sept
La voix toujours claire et audible
Sur RTL9, il enquête
Sur des "Enquêtes impossibles"
En deux mil onze il est victime
D'un trouble cardiaque bénin
À peine remis il anime
Une émission sur "Europe 1"
À quatre-vingt-sept ans, encore
Pierre présente une émission
Mais sur France Bleu Périgord
À quelques pas de sa maison
Un an après, il monte au ciel
Mais je vous parie un canon
Qu'avec notre père éternel
Il doit jouer au "Ni oui, ni non"
Voire même un peu "je-sais-tout"
En histoire le plus souvent
Mais en biographies surtout
Pourtant, je ne dois pas ma science
Au fruit d'une grande mémoire
Je l'ai trouvé en abondance
En lisant Pierre Bellemare
C'est à Boulogne-Billancourt
En plein milieu d'un bel automne
Que notre Pierre voit le jour
Avec les premiers microphones
Il va à l'école à Paris
Mais, juste après la quatrième
Clandestinement, il rallie…
Les scouts de la "Trente-huitième"
À dix-sept ans, sa mère meurt
Aussi, il cesse ses études
Et se recherche une âme sœur
Pour palier cette solitude
Oui, mais pour épouser sa belle
Il doit posséder un boulot
Son beau-frère Pierre Hiegel
Lui en trouve un presque aussitôt
Il entre fin quarante-six
Comme technicien auxiliaire
Pour un an chez "Radio-Service"
Mais souhaite y faire carrière
Car le patron Jacques Antoine
Trouvant Pierre brillant garçon
Doté d'un chaleureux organe
Lui confie vite une émission
Devant ce geste magnanime
Dès mil neuf cent cinquante et un
Il peut épouser Micheline
Qui lui donne deux beaux bambins
Avec André Gillois, il crée
En octobre cinquante-quatre
Le premier jeu télévisé
Où les sportifs viennent combattre
Bientôt Pierre et Roger Couderc
Inventent "La Tête et les jambes"
Un jeu mi-sport, mi-questionnaire
Pour lequel le bon peuple flambe
Les dossiers "Extraordinaires"
"D'Interpol", etcetera
Sont chuchotés, mais de voix claire
Du micro à la caméra
Au début des années soixante
Pierre semble perdre la tête
Il s'entiche d'une innocente
Qui est de treize ans sa cadette
Elle s'appelle Roselyne
Et tellement il est amoureux
Qu'en cachette de Micheline
Dix ans il joue le double jeu
À la télé, pendant ce temps
Cherchant l'émission "cœur de cible"
Pierre, avec les frères Rouland
Créent "La Caméra invisible"
Pierre Tchernia, Jacques Legras
Et Jean Poiret sont une équipe
Qui planque une ou deux caméras
Pour berner quelque pauvre type
À quarante ans sur "Europe un"
Pierre produit, dirige, anime
Une émission de jeux, de gains
Mêlée d'enquêtes sur des crimes
Et le soir après le travail
Notre respectable bigame
Rentre à l'un de ses deux bercails
Chez sa maîtresse ou chez sa femme
Jusqu'au jour où, coup de tonnerre
Roselyne attend un enfant
Lors, tout naturellement Pierre
Le reconnaît discrètement
La vie alors reprend son cours
Et les émissions se succèdent
Au déjeuner de chaque jour
Où pour solliciter une aide
En mil neuf cent soixante-douze
Pierre n'y tenant plus dévoile
La vérité à son épouse
Qui le prend vraiment très, très mal
Il s'unit à sa bien-aimée
Après un divorce à ses torts
Promettant de ne plus jamais
Faire de folies de son corps
Pierre frise la cinquantaine
Quand sur "TF1" il présente
Les faits divers de la semaine
De sa moustache grisonnante
Véritable bête de scène
Il se paye même le luxe
De rivaliser à l'antenne
Avec le "Top club" de Guy Lux
S'ensuit "C'est arrivé un jour"
Puis "Vous pouvez compter sur nous"
Et enfin "Au nom de l'amour"
Lorsque tout s'arrête d'un coup
En mil neuf cent quatre-vingt-sept
La radio, la télé le lâchent
Moins pour de mauvaises recettes
Que pour sa trop blanche moustache
Mais il rebondit assez vite
Produisant quelques émissions
Dès mil neuf cent quatre-vingt-huit
Dont une qui fait son renom
Il s'agit du "Télé-achat"
Qu'avec Maryse il co-présente
Parodié par Laurent Gerra
Ça double le fruit de ses ventes
En mil neuf cent quatre-vingt-douze
Pierre est encore dans le coup
Avec Dechavanne et Carmouze
Il anime "Coucou c'est nous"
À partir de quatre-vingt-treize
Il participe aux "Grosses-têtes"
Là, encore il très à l'aise
Car il en est une vedette
D'histoires "Extraordinaires"
"Mystérieuses" ou "Incroyables"
En "Bêtises de monsieur Pierre"
Le suspens est toujours palpable
À soixante-seize ans, ou dix-sept
La voix toujours claire et audible
Sur RTL9, il enquête
Sur des "Enquêtes impossibles"
En deux mil onze il est victime
D'un trouble cardiaque bénin
À peine remis il anime
Une émission sur "Europe 1"
À quatre-vingt-sept ans, encore
Pierre présente une émission
Mais sur France Bleu Périgord
À quelques pas de sa maison
Un an après, il monte au ciel
Mais je vous parie un canon
Qu'avec notre père éternel
Il doit jouer au "Ni oui, ni non"