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Phoenix

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion mandie
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mandie

Nouveau poète
J'aimerais tellement
pouvoir dormir et doucement,
me laisser bercer
par de beaux rêves, pouvoir calmer
en moi tous ces démons
qui, pareils à des néons,
m'empêchent d'ouvrir les yeux.

J'ai en moi cet aveu
qe je ne peux confier,
et qui à force d'y penser,
ensorcèle mon essence,
d'une violence incessante
pour, sans jamais de répit,
me retirer à la vie.

Toutes mes nuits
empreintes d'insomnie,
et mon sommeil sans lourdeur
me condamnent à la douleur;
puisque sans le moindre repos,
j'erre parmi les eaux
d'un marais sans saveur,
qui réduit mon cœur
en cendres,
et dans les méandres
de mon âme trop lourde,
je reste sourde
à mes espoirs défunts,
qui s'étouffent sans entrain.

Face au miroir infâme,
mon reflet lutte puis s'enflamme.
Dans cette étrange incandescence,
mon regard danse avec violence,
et mes amours déchus
se brisent avant d'avoir vécu.

Vil perfide au cœur des flammes,
il se délecte de mon drame,
me contemplant sans impatience
et s'amusant de mon errance.

Quand la nuit viendra voiler
à tout jamais mes yeux salés
à force de larmes et d'illusions,
aveuglés par l'ultime trahison
qui tour à tour sans magie
a comblé mon cœur puis l'a meurtri;

qui donc du Ciel ou de l'Enfer
m'accueillera entre ses terres ?
Lorsque je ne serai plus qu'un corps
dépossédé par l'ange mort
de cette foi qu'il a fait naître
en moi puis l'a défaite ?

Si les mains de l'amour fou
donnent des caresses puis des coups,
si ses paroles chantent des rêves
puis vous assènent sans nulle trêve;
de l'amour au désespoir
nul fossé ne les sépare.

J'ai cette lame au fond du cœur
qui me fait mal de ses rancœurs,
et je m'éteins dans le silence.
Mes larmes roulent de cette offense
brûlant mes yeux d'un autre feu,
celui du diable amoureux.

De ce bonheur en perdition
je ferai taire chaque passion !!

Mais si je me meurs de ces chaînes,
si je m'impose cette haine,
si ce sont mes lèvres aujourd'hui
qui parlent d'amour puis le fuient,
c'est par peur que cet amour
m'entraîne à la douleur sans nul détour;
car il est le seul qui puisse
me faire renaître de mes cendres...
mon Phœnix.

 
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