lapoeteamateur
Nouveau poète
Par hasard, au détour d'un petit bout de volonté,
Je me replonge dans les photos, celles bien rangées,
Celles que je ne veux plus voir car elles sont douloureuses,
Celles qui me rappellent qu'un jour j'ai su être jeune et heureuse.
Et c'est dans une frénésie presque infantile que je renverse le carton
En les étalant en petits paquets imparfaits à même le sol,
Les yeux à l'affut du cliché qui me transportera dans cette chanson
Que nous dansions ensemble, au temps des années folles.
Quelques images se bousculent déjà devant tous ces visages, parfois jaunis
Je respire même quleques odeurs liées à certains des évènements,
Je m'attriste ou souris devant les petits morceaux de ma vie,
Et me rappelle que tous ces pointillés d'existence ont plus de cinquante ans.
Le temps est passé sur moi, usant un peu chaque jour davantage
Mon corps, ma peau comme en témoignent les plis creux sur mon visage,
Le temps s'est montré cruel en m'enlevant peu à peu ceux que j'aimais
Et j'ai vainement tenté de le rattraper dans une course effrénée.
Il me reste quelques photos, petits bouts de papier glacé où dansent
Des corps, grimacent quelques sourires, brillent quelques yeux,
Mais c'est dans ma mémoire que tout reste intact, et quand j'y pense
J'ai nourri toutes ces années ces souvenirs pour les épargner du temps pernicieux.
Le temps est toujours devant moi et m'accorde encore quelques pauses
Avant qu'il n'appelle sa soeur, la mort, à la rescousse, et dans ma prose
J'exprime encore les quelques petits souffles de vie qu'il me reste,
Je profite de ce qu'il ne contrôle pas encore tous mes gestes.
Bientôt, ces photos éparpillées, ne représenteront plus aucune valeur
Aux yeux de ceux qui les recevront en héritage et en toute logique
Ils les entasseront au fond d'un grenier poussiéreux sans deviner que c'est un coeur
Qui les avait conservées, chéries, comme des instants de vie magique.
Je me replonge dans les photos, celles bien rangées,
Celles que je ne veux plus voir car elles sont douloureuses,
Celles qui me rappellent qu'un jour j'ai su être jeune et heureuse.
Et c'est dans une frénésie presque infantile que je renverse le carton
En les étalant en petits paquets imparfaits à même le sol,
Les yeux à l'affut du cliché qui me transportera dans cette chanson
Que nous dansions ensemble, au temps des années folles.
Quelques images se bousculent déjà devant tous ces visages, parfois jaunis
Je respire même quleques odeurs liées à certains des évènements,
Je m'attriste ou souris devant les petits morceaux de ma vie,
Et me rappelle que tous ces pointillés d'existence ont plus de cinquante ans.
Le temps est passé sur moi, usant un peu chaque jour davantage
Mon corps, ma peau comme en témoignent les plis creux sur mon visage,
Le temps s'est montré cruel en m'enlevant peu à peu ceux que j'aimais
Et j'ai vainement tenté de le rattraper dans une course effrénée.
Il me reste quelques photos, petits bouts de papier glacé où dansent
Des corps, grimacent quelques sourires, brillent quelques yeux,
Mais c'est dans ma mémoire que tout reste intact, et quand j'y pense
J'ai nourri toutes ces années ces souvenirs pour les épargner du temps pernicieux.
Le temps est toujours devant moi et m'accorde encore quelques pauses
Avant qu'il n'appelle sa soeur, la mort, à la rescousse, et dans ma prose
J'exprime encore les quelques petits souffles de vie qu'il me reste,
Je profite de ce qu'il ne contrôle pas encore tous mes gestes.
Bientôt, ces photos éparpillées, ne représenteront plus aucune valeur
Aux yeux de ceux qui les recevront en héritage et en toute logique
Ils les entasseront au fond d'un grenier poussiéreux sans deviner que c'est un coeur
Qui les avait conservées, chéries, comme des instants de vie magique.