Eléâzar
Maître Poète
Oh ! Que sont à plaindre les chercheurs de trésor,
De diamant, d’argent, d’or, d’onyx ou d’opale
Qui - croient-ils - chauffent le cœur comme un braise, or
Il ne sont qu’éclats sur un Quasimodo pâle
Et toisant le fer noir du haut de leur grandeur,
Ils brillent, scintillent, se posent sur la fange,
Qui – naïve - se pense aimée de la splendeur
Alors que le démon ne fait que montrer l’ange.
Mais ces pierreries ne sont que des minerais
Qui se complaisent dans les lieux de leur naissance ;
S’ils n’en étaient extraits, mon Dieu qu’ils mineraient
La confrérie de la soif de reconnaissance.
La beauté créée, consubstantiellement,
Se suffit, sans souci, en tous points, d’elle-même
Quand l’esprit chagrin est essentiellement
Occupé à penser : « qui me dira qu’il m’aime ? »
Oh ! Qu’ils sont à plaindre les chercheurs de décor
Misant sur le bijou, la poudre, la guirlande
Rassurant les cœurs mous, les misères des corps
Qui devraient lentement cheminer sur la lande
De bruyères, d’ajoncs, aussi dépouillée qu’eux
Respirant le vent frais pur et la terre humide
Ne voulant vivre ailleurs que sur son sol aqueux
En grandissant toute seule et presque timide
D’être aussi belle dans sa rare pauvreté
Et adorée par les âmes de tendreté.
De diamant, d’argent, d’or, d’onyx ou d’opale
Qui - croient-ils - chauffent le cœur comme un braise, or
Il ne sont qu’éclats sur un Quasimodo pâle
Et toisant le fer noir du haut de leur grandeur,
Ils brillent, scintillent, se posent sur la fange,
Qui – naïve - se pense aimée de la splendeur
Alors que le démon ne fait que montrer l’ange.
Mais ces pierreries ne sont que des minerais
Qui se complaisent dans les lieux de leur naissance ;
S’ils n’en étaient extraits, mon Dieu qu’ils mineraient
La confrérie de la soif de reconnaissance.
La beauté créée, consubstantiellement,
Se suffit, sans souci, en tous points, d’elle-même
Quand l’esprit chagrin est essentiellement
Occupé à penser : « qui me dira qu’il m’aime ? »
Oh ! Qu’ils sont à plaindre les chercheurs de décor
Misant sur le bijou, la poudre, la guirlande
Rassurant les cœurs mous, les misères des corps
Qui devraient lentement cheminer sur la lande
De bruyères, d’ajoncs, aussi dépouillée qu’eux
Respirant le vent frais pur et la terre humide
Ne voulant vivre ailleurs que sur son sol aqueux
En grandissant toute seule et presque timide
D’être aussi belle dans sa rare pauvreté
Et adorée par les âmes de tendreté.