SOLO (*!*)
Maître Poète
Seul dans mes bottes
Sous la flotte je grelotte
Dans mon miroir au bord du trottoir
Plus aucun regard sur mon costard
L’esprit ringard sur un déchet, je me marre
Les poches vides, l’âme aride
Le drame c’est dans vivre et sous-vivre
Le caniveau déteint sur ma peau
Dans mon dos j’entends une photo
A ras du sol les odeurs s’affolent
Esclave de ma crasse, les passants me chassent
Collé sur le pavé Place de l’Égalité
Je ne sens plus mes membres, je ne vois plus devant
Endormi dans l’orgie, leurs chiens sont mieux lotis
J’attends au levé que le képi me trique
Je pousserai dans mon cadi mon cœur amaigrit
Jusqu’au bord du périph, me protéger des griffes
Lui tourne en rond, moi je tombe, je sens comme une gifle
Dans mes papiers sous mon corps écrasé
par le bitume glacé, vous trouverez mes adieux
à ces humains sans yeux, à ceux qui ne sont jamais venus
m’entendre dire que je suis comme eux
m’interdire les souvenirs, ne plus nourrir les sourires
ni simplement espérer l’avenir, me montrer pour dormir, autant mourir
A la sortie de votre tube, si vous pouvez entre deux lunes
n’oubliez pas de leurs dires que papa est dans la tribune
à la une de millions de spectateurs fascinés par la douleur
comme derrière une vitrine, jouir de te voir en ruine
Restez fier de son nom, même si il se repose avec un mal cruel
au fond d’une poubelle
Solo
Sous la flotte je grelotte
Dans mon miroir au bord du trottoir
Plus aucun regard sur mon costard
L’esprit ringard sur un déchet, je me marre
Les poches vides, l’âme aride
Le drame c’est dans vivre et sous-vivre
Le caniveau déteint sur ma peau
Dans mon dos j’entends une photo
A ras du sol les odeurs s’affolent
Esclave de ma crasse, les passants me chassent
Collé sur le pavé Place de l’Égalité
Je ne sens plus mes membres, je ne vois plus devant
Endormi dans l’orgie, leurs chiens sont mieux lotis
J’attends au levé que le képi me trique
Je pousserai dans mon cadi mon cœur amaigrit
Jusqu’au bord du périph, me protéger des griffes
Lui tourne en rond, moi je tombe, je sens comme une gifle
Dans mes papiers sous mon corps écrasé
par le bitume glacé, vous trouverez mes adieux
à ces humains sans yeux, à ceux qui ne sont jamais venus
m’entendre dire que je suis comme eux
m’interdire les souvenirs, ne plus nourrir les sourires
ni simplement espérer l’avenir, me montrer pour dormir, autant mourir
A la sortie de votre tube, si vous pouvez entre deux lunes
n’oubliez pas de leurs dires que papa est dans la tribune
à la une de millions de spectateurs fascinés par la douleur
comme derrière une vitrine, jouir de te voir en ruine
Restez fier de son nom, même si il se repose avec un mal cruel
au fond d’une poubelle
Solo
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