Legende
Nouveau poète
Passagère du vent
J'aimerais, comme l'oiseau, voguer sur les ascendants,
M'envoler sereine et devenir passagère du vent.
Gagner les sphères et, de l'espace, froler le noir manteau,
Ou venir, dans un gracieux plongeon, faire sur la mer, des ronds dans l'eau.
J'irais suivre les méandres irrisés d'une aurore boréale,
Ou ceux de pierre, grande muraille d'un empire austral.
Je narguerais d'une plume, les pics qui empalent les cieux à la terre,
Comme l'immense condor planant au-dessus des cordillères.
Suivant les icebergs sur la houle furieuse des océans,
Je serais l'Harfang des froids pays, revêtus d'un linceul blanc.
Et pourquoi pas ce goéland en voyage sur des lames d'écumes,
Ou le Fou de Bassan peuplant des iles escarpées à l'odeur d'amertume.
Mes ailes se déploieront pour repeindre en rose la couleur du ciel.
Par milliers, avec l'escorte de mes frères, je referais le chemin éternel,
Avec pour escale les rives sages de vos étangs brumeux.
Avec la Grue Cendrée, l'Oie Sauvage et le Col Vert, je nidifierais sur les mêmes lieux.
Ma voix te bercera bien avant l'aube, Hirondelle t'annonçant le printemps.
Je nicherais dans les granges et sous leurs encorbellements.
je serais porte-bonheur ou de ma danse j'appellerais la pluie
En frolant de mon petit ventre blanc, marguerites et pissenlits.
Je serais Mouette, piaillant dans le sillage des chalus.
Je serais Merle, Mésange, Fauvette ou Pinson, habitants des talus.
je serais Rouge-Gorge qui, au jardin te suis, cherchant ta compagnie.
Je serais Etourneau, écumeur de vergers, collectionneur de fruits.
Mais pour contempler la terre depuis le ciel, je deviendrais rapace,
Au-dessus des rocs sanglants des grands espaces.
Je serais seigneur de l'air, l'oeil d'or et le front blanc,
Je serais l'Aigle Royal et resterais à jamais passagère du vent.
M'envoler sereine et devenir passagère du vent.
Gagner les sphères et, de l'espace, froler le noir manteau,
Ou venir, dans un gracieux plongeon, faire sur la mer, des ronds dans l'eau.
J'irais suivre les méandres irrisés d'une aurore boréale,
Ou ceux de pierre, grande muraille d'un empire austral.
Je narguerais d'une plume, les pics qui empalent les cieux à la terre,
Comme l'immense condor planant au-dessus des cordillères.
Suivant les icebergs sur la houle furieuse des océans,
Je serais l'Harfang des froids pays, revêtus d'un linceul blanc.
Et pourquoi pas ce goéland en voyage sur des lames d'écumes,
Ou le Fou de Bassan peuplant des iles escarpées à l'odeur d'amertume.
Mes ailes se déploieront pour repeindre en rose la couleur du ciel.
Par milliers, avec l'escorte de mes frères, je referais le chemin éternel,
Avec pour escale les rives sages de vos étangs brumeux.
Avec la Grue Cendrée, l'Oie Sauvage et le Col Vert, je nidifierais sur les mêmes lieux.
Ma voix te bercera bien avant l'aube, Hirondelle t'annonçant le printemps.
Je nicherais dans les granges et sous leurs encorbellements.
je serais porte-bonheur ou de ma danse j'appellerais la pluie
En frolant de mon petit ventre blanc, marguerites et pissenlits.
Je serais Mouette, piaillant dans le sillage des chalus.
Je serais Merle, Mésange, Fauvette ou Pinson, habitants des talus.
je serais Rouge-Gorge qui, au jardin te suis, cherchant ta compagnie.
Je serais Etourneau, écumeur de vergers, collectionneur de fruits.
Mais pour contempler la terre depuis le ciel, je deviendrais rapace,
Au-dessus des rocs sanglants des grands espaces.
Je serais seigneur de l'air, l'oeil d'or et le front blanc,
Je serais l'Aigle Royal et resterais à jamais passagère du vent.