angell27
Nouveau poète
Je ne me remets toujours pas de ton départ,
Quand quinze ans plus tôt tu as quitté la maison.
J’aurai pourtant du me faire une raison
Mais les souvenirs resurgissent des tiroirs.
Les années ont passé, les douleurs amères restent.
Je ne suis toujours qu’une enfant au cœur serré,
Bras tendus vers un bonheur idéalisé
Et larmes hebdomadaires de détresse.
J’ai envie de commencer une vie enviée,
Tout construire et devenir celle que j’ai voulue
Mais les mots idéaux me manquent, ne sortent plus
Pour te dire alors qu’il faudra aussi changer.
Il faudra perdre ces habitudes de me voir
Tous les dimanches, où l’on n’échange à peu près rien,
Dans un silence d’angoisse qui est le mien,
Ou simplement quelques croisements de regards.
Nous n’avons rien à nous narrer, et pourtant
Au fond de nous tant de choses résident.
Mon bonheur s’est arrêté, reste las, livide
Devant une souffrance de mots en suspens.
Papa, j’ose pas dire que les jours sont durs
Que mes fidèles douleurs viennent de ton absence.
Tu es là, mais tu es devenu transparence
Et moi, en ne parlant pas, j’érige ce mur.
Quand quinze ans plus tôt tu as quitté la maison.
J’aurai pourtant du me faire une raison
Mais les souvenirs resurgissent des tiroirs.
Les années ont passé, les douleurs amères restent.
Je ne suis toujours qu’une enfant au cœur serré,
Bras tendus vers un bonheur idéalisé
Et larmes hebdomadaires de détresse.
J’ai envie de commencer une vie enviée,
Tout construire et devenir celle que j’ai voulue
Mais les mots idéaux me manquent, ne sortent plus
Pour te dire alors qu’il faudra aussi changer.
Il faudra perdre ces habitudes de me voir
Tous les dimanches, où l’on n’échange à peu près rien,
Dans un silence d’angoisse qui est le mien,
Ou simplement quelques croisements de regards.
Nous n’avons rien à nous narrer, et pourtant
Au fond de nous tant de choses résident.
Mon bonheur s’est arrêté, reste las, livide
Devant une souffrance de mots en suspens.
Papa, j’ose pas dire que les jours sont durs
Que mes fidèles douleurs viennent de ton absence.
Tu es là, mais tu es devenu transparence
Et moi, en ne parlant pas, j’érige ce mur.