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Panique matinale

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion BnZ
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BnZ

Nouveau poète
L'horloge sonne sept heures, c'est la panique
Les gens courent se bousculent s'excitent
Les yeux vides pas un mot presque pathétiques
Tout va vite, vite.

C'est la cohue, la masse afflue
En toute part la populace s'agite
C'est le début de la journée au rythme soutenu
Tout va vite, vite.

On sort on rentre on fume une demie cigarette
Puis on se dépêche on cherche son accolyte
Pour ne surtout pas être en retard ce serait trop bête
Tout va vite, vite.

Comme des fourmis ça va dans tous les sens
Comme si chacun avait un réél but comme un rite
Effectué chaque matin en état de trans
Tout va vite, vite.

Comme des moutons la vitesse en plus
Chacun se suit et qui se bouscule s'irrite
Car cela pourrait bien faire rater un bus
Tout va vite, vite.

Tout se beau monde s'oublie le temps d'un matin
Il ne sait plus qui il est ni s'il existe
Il n'a pas le temps de voir la misère dans ses mains
Car tout va vite, trop vite.
 
Une belle description de la routine quotidienne , l impression de vitesse est tres bien ressentit dans ce poeme , bon pour la demi cigarette j aurais plutot mis 3 quarts lol
 
La comparaison avec les fourmis est à la fois bonne et mauvaise en ce sens qu'elle montre bien entendu la mécanisation de notre société mais ne compte pas sur les exclus (que les fourmis n'ont pas)...
La fin le montre explicitement et elle me touche particulièrement...
Autodérision parfaitement énoncée
 
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