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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Tout en disant cela, elle en donna un bon coup sur l'appareil de carte bleue qui devint rouge incandescent avant d'émettre un long bip et un nuage de fumée violette.
La caissière prise de panique était déjà en train d'appeler le directeur du magasin.
- Pas la peine d'appeler ton patron, tu vois bien que c'est ton appareil qui ne marche pas.
Le directeur du magasin arrivait en courant.
La sœur lui colla les deux électrodes sur le front et le pauvre n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait.
Dix minutes, plus tard, sœur Mathilde sortait l'air ravie, par l'arrière du magasin ayant volé trois bouteilles de vin.
Et Turbo la vit passer en se demandant ce qu'elle allait bricoler vers la réserve.
Et elle débonnaire fonçait tout droit vers ce lieu où elle comptait bien descendre au moins la totalité d'une de ces bouteilles dérobées avec subtilité.
Et devant la porte de la réserve elle se lançait dans un monologue hors du commun.
- Alors, Dieu, pour une fois bravo, vous m'avez encore bien aidé espèce de dégonflé.
Oui, à la caisse, vous auriez pu faire un tour de passe passé pour que je passe ma carte bleue sans être débité. C'est une honte, Dieu, tu n'as aucune reconnaissance pour le petit personnel. Par contre, le vieux Zébulon ou le père Dominique, tu les soignes comme il faut, ça il n'y a pas de problème. Par contre, sœur Mathilde, peau de banane ou capote de zèbre, rien jamais le moindre geste. Et quand je pense que l'on me tient garde pour des blagues d'enfant faites au père Dominique. Hé bien oui, Dieu, sœur Mathilde à la blague facile. Oui, et alors qu'est-ce qu'il y ait de mal qu'il ait été brûlé au troisième degré où qu'on failli l'amputer d'une jambe. Oui, tout ça n'étaient que des rigolade enfantines d'une pauvre sœur démunie à qui l'on refuse même qu'elle boive un dé à coudre de vin de temps en temps.
Alors Dieu, j'ai besoin de ton aide pour déverrouiller cette porte de la réserve pour boire tranquillement.
Oui, car j'ai soif figure toi, j'ai tout de même failli mourir déshydratée à la caisse de ce magasin.
Quand je repense à l'autre zingoigoing de directeur à la caisse et le coup de jus que je lui ai mis dans le museau. Hé bien, s'il a un pacemaker, le bougre, l'appareil est chargé pour deux cents ans.
Alors Dieu et cette idée pour ouvrir cette réserve, ça vient cette réponse espèce de fainéant, que faut-il une prière pour que tu lâches ta blonde.
Pendant ce temps-là, Ettesion, qui était resté vers la palette de poulet, trouvait le temps de plus en plus long et elle décidait de prendre les devants en allant vers le magasin.
Et ce fut ainsi que Momo, qui la vit arriver, se disait qu'enfin, il pourrait parler à quelqu'un de sensé.
Il la rejoignait et lui racontait la stupide histoire de Tagada.
Ettesion elle de son côté lui disait que son père lui avait envoyé un message pour lui dire que le magasin avait été saccagé.
Quand elle lui demandait par qui avait été fait cette casse, il lui avait dit qu'un rat de deux cents kilos était tombé d'une gaine d'aération.
À ces mots, Momo, lui répondait qu'il ne voyait qu'un responsable possible à cette affaire en l'occurrence, son propre père.
Ettesion n'étant pas dupe sur ce dont était capable son père, était conforté dans le même ordre d'idées.
La sœur qui avait mis la caisse en panne et le directeur électrocuté par ses soins, avaient fini de créer la panique dans ce commerce et les clients sortaient en tous sens, très agités.
Momo les regardait avec intérêt et répondit à Ettesion qui le questionnait des yeux.
- Que diantre, mais quelle cohue, ces braves pèlerins venus faire leurs emplettes en cet économat n'ont plus qu'à rebrousser chemin et regagner ainsi leur logis. Oui, les bougres ne feront point ripaille ce soir. Et de la faute à quelle espèce d'énergumène devons-nous ça, je vous l'affirme, un affreux du nom de Pépère. D'ailleurs, à ce propos très explicite, mais où est donc passé ce butor. Ceci en est trop à ma convenance, je m'en vais sur-le-champs rédiger un pli pour le faire prestement emmener par diligence à mon château. Oui, très chère Ettesion, que vous sachiez le sort que je réserve à sa destinée. Un chaudron d'huile bouillante ou bien le bûcher. Oui, chère chatmoiselle, je le devrais pour punir ce godelureau sans cervelle, du moins eut-il un cerveau dans le ventre.
Inimaginable invention, rentrer dans une gaine alors que l'on pèse le quintal. Le butor n'a donc point de jugeote, n'eut-il point supputer que l'édifice pouvait céder.
Chère chatmoiselle, je ne crois nullement à ce conte de rat de deux cents kilos. Oui, je comprends cher enfant la filiation vous interdit d'incriminer votre père même si je subodore que vous ne cautionnez ses agissements.
 
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