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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Il me toisait le fléau dans une patte et le fouet dans l'autre.
Et il faisait claquer le fouet et fendait l'air de son fléau dans un vacarme assourdissant.
Ma terreur devant ce tirant était telle que je m'inclinais et lui disais tous mes respects à votre grandeur mon seigneur, je suis Tagada le plus beau chat du monde.
Et il criait, que dites vous godelureau, au roi Momo vous osez lui dire être le plus beau chat du monde. Butor, je vais vous corriger à coup de trique d'un tel affront à mes dépens.
Mais où Tagada voulait-il en venir encore une fois avec cette étrange histoire de Momo en roi tyran.
Et Momo écoutait ce discours en attendant la suite. Il était surpris d'une telle histoire ne connaissant pas ce fameux Tagada. Du moins il l'avait rencontré de loin et se demandait ce que ce chat se trouvait de magnifique au point de dire qu'il était le plus beau chat du monde.
Et Tagada impossible, à arrêter continuait de plus belle ses affabulations.
- Alors disait-il, que diantre, butor vous osez léser l'image du roi Momo. Sachez vil servent que je suis moi-même le plus beau de l'univers. Ne rigolez pas bouffon où je vous rosserai à coups de gourdin.
Sachez aussi à vos dépens espèce d'ignorant que le roi Momo est le roi le plus cruel au monde. Mon despotisme est sans égal, et même ces grandes nations qui font mise de leur grandeur avec leur armement nucléaire, tremblent devant un nom. Oui, butor, vous pouvez claquer des dents de peur à vous rompre la mâchoire. La citation de mon nom dans le monde entier ne soulève qu'une seule celle de la crainte. Et vous vil serf, vous osez prétendre une beauté qui n'est qu'un reflet de votre grande ignorance.
Je peux te garantir Braillou que je n'en menais pas large. J'en étais à ces réflexions me demandant si je sortirai vivant de ce bois face à ce despote de roi Momo.
- Et tu étais arrivé à t'enfuir malgré la puissance de son fouet ?
- Hé bien, Braillou écoute la suite et tu ne reviendras pas, saches que suite à cette rencontre, je devais faire de la chatrurgie esthétique pour me faire greffer des poils sur le dos et la queue.
Mais j'eus confirmation de sa cruauté suite à la survenue d'un visiteur.
- Quelqu'un était venu t'aider et il s'en est pris à cette personne, veux-tu dire ?
- Hé bien, Braillou, ce visiteur était François, un foldingue, c'est le fils de l'ancêtre qui habite derrière chez le maître à Pépère et qui venait de passer par là avec une enceinte Bluetooth.
Je pensais que j'allais être sauvé par cette visite, mais ce que je vis par la suite était sans commune mesure. Et bien qu'après je m'étais enfui vers le château de ce roi Momo, j'en faisais quand même les frais.
Voilà comment ça se passait mon pauvre Braillou.
- Mais comment s'était passé sa rencontre avec le fou ?
- Ha oui, pardon Braillou, j'ai oublié de te raconter la suite en détail. Mais comprends-tu, je fus tellement terrorisé ce jour-là par ce roi Momo que j'en suis encore retourné, crois le bien.
Donc le fils foldingo était de passage quand le roi Momo le vit passer.
- Holà manant que fîtes vous sur mes terres, lui lançait il. Le fameux François lui disait bonjour roi Momo, je me promène et je recherche papa dans ce bois.
Holà faquin, respect à votre roi, inclinez vous pour me parler et baiser mes pattes, manant. Vous mentez effrontément et je sais parfaitement ce que vous fîtes ici. Vous déambulez en mes terres à la recherche de cette gourgandine d'Adélaïde. Oui, butor la vilaine n'eut pas de besoin que de votre présence pour forniquer à toute aise loin de son époux. Sachez que cette gourgandine est l'une de mes domestiques. Et le fouet s'abattait sur le dos de François qui filait comme l'éclair.
Alors voyez vous, à qui vous avez à faire ménestrel de bas étage. Oui, certainement que vous comptiez conter fleurette à une même gourgandine en mon domaine. Et encore le faquin eut de la chance que nous n'étions pas à mon château. S'il en eut été le cas, je l'aurais rossé d'une centaine de coups de fouet. Je puis vous assurez que ce godelureau n'eut jamais remis les pieds en mon domaine.
Et là-dessus, arrivait le vieillard et ce que j'avais vu de sa cruauté n'était malheureusement qu'un préambule écoute la suite mon pauvre Braillou.
Mais où allait-il s'arrêter Tagada avec cette étrange histoire complètement mensongère.

La suite demain.
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