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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Une bagarre suivait et le faux Pépère qui était en réalité son maître déguisé arrivait à assommer légèrement l'homme en face de lui.
Il en profitait pour enlever son déguisement et partait vers le four pour manger Patoche la brioche.
Je ne précise pas que celui-ci avait bien préparé son coup et s'était affûté les dents avant de venir.
Bien évidemment, il avait pris les mesures de la jambe vacheuse et s'était enfui heureux de sa ruse.
Évidemment, il n'avait pas prévu de manger Patoche la brioche.
- Hé bien, Tagada, c'est une drôle d'histoire tout de même.
- Oui, Braillou, c'est démoralisant de voir comment les gens se comportent dans cette région.
Bon dépêche toi de prendre tes poulets et partons nous cacher dans les fourrés derrière pour les manger.
Bravo et Tagada sans se soucier de Pépère partaient à l'abri de tout regard se cacher dans la haie qui était à deux cents mètres de magasin.
Ils étaient partis juste à temps, car le personnel regagnait les lieux et ce fut le directeur en personne qui trouvait le chantier laissé sur place, qu'avaient laissé Braillou et Tagada.
Il y avait de l'eau et de la graisse sur le sol de toute la boucherie.
La rôtissoire en ayant été expulsée par la puissance de la lance d'incendie avait brisé la vitrine de la boucherie.
Le chef du magasin était furax et il téléphonait à la gendarmerie pour qu'ils viennent constater les dégâts.
Et ce fut le brigadier Tatouvu qui était le plus près du magasin qui devait s'y rendre.
Mais celui-ci mettait un moment à répondre, car il était toujours en train d'attendre proche de la Clio du vieillard qui demeurait introuvable.
Son chef dut appeler au moins dix fois avait que celui-ci ne se décide de décrocher.
Et il décrochait en formulant un monologue avant que son chef ne commence à parler.
- Oui, chef, ne vous inquiétez pas, je suis sur le point de procéder à l'arrestation du voleur de short de jeune fille.
Je suis sur le point de le pincer le gaillard. Et vous ne devinerez jamais qui est cet individu. C'est le père de François, oui le foldingue qui habite à Mornay. Oui, je vous l'assure le chef du projet Vulcania qui fut un temps gendarme. Oui, ce même individu devenu lui-même un terroriste international.
De l'autre côté du téléphone, son chef était hors de lui et criait de s'en rompre les poumons. Et l'autre continuait son monologue et se rendit compte qu'il avait coupé le haut-parleur de l'appareil.
Il se dépêchait de le commuter et le son le stoppait net.
- Alors espèce d'outre à vin, vous aller arrêter de parler que je puisse en placer une pour une fois.
Alors, vous y allez quand dans ce magasin. Je m'en contrefous de votre vieillard de quatre-vingt-treize ans qui vole des shorts d'adolescentes.
Le brigadier enfin revenu à la réalité de l'appel de son chef, se ressaisissait.
- Pardon chef, j'avais un problème de réseau et je n'ai rien écouté du début de votre conversation.
- En plus d'être un bois sans soif, vous êtes sourd, c'est complet, sachez que...
- Ça doit être héréditaire, chef, car ma tante Augustine était sourde comme une poêle à frite. Mon cousin Élois était aussi sourd et diabétique et il a eu la varicelle à trente ans le pauvre. Et quand il sut qu'il était stérile à cause de ça, il était père de ses deux filles. Évidemment, elles étaient de son voisin avec qui il était en froid bien qu'il était l'amant de sa femme.
- Ça va finir un jour votre déballage sur votre famille de dégénérés consanguins, je m'en vous de votre cousin Élois espèce de dégénéré.
J'ai dit stop espèce d'ivrogne, vous allez enfin me laisser parler, je disais donc en plus d'être un bois sans soif, vous êtes sourd, c'est complet, sachez que derrière dans le supermarché, des individus ont démolis la boucherie. Je vous donne l'ordre d'aller enquêter sur ce fait établi. Arrêtez donc votre enquête sur cet ancêtre plus loufoque qu'autre chose. Je peux vous garantir que si vous n'êtes pas là-bas d'ici dix minutes, vous serez de corvée de garde du commissariat pendant trois mois tous les samedis et les dimanches sans une goutte de vin.
Le brigadier Tatouvu prit peur et partait aussitôt vers sa mission.
Mais qu'allait-il faire Pépère le regardant enfin partir...

La suite demain
 
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