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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Donc, je m'intéressais de prêt au requin suite à sa découverte et je découvrais avec stupéfaction le cas rare du requin blond qui vit plus de quatre cents ans.
Et partir de là naissait ma passion pour les requine blonde de trente ans particulièrement.
Pour dire cette passion dévorante mettait même mon couple en péril, car la nuit, je me voyais sur un chalutier à la poursuite de la grande requine blonde et je m'écriais alors, vive la marine blonde plus belle que l'ambre grosse et rugueuse. Ma femme fut persuadée que mes rêves océaniques étaient une lubie pour une autre femme. Ce fut terrible Pépère elle m'accusait du pire et m'envoyait voir un psychiatre.
- Ha oui, et qu'en pensait il, vieillard ?
- Hé bien, vous savez, Pépère, le psy cause plus qu'il ne soigne et disait que j'étais atteint d'une névrose obsessionnelle. Et il me donnait, un traitement que je ne prends pas évide, car je ne suis absolument pas malade de ma pauvre tête. Non, je rêvais d'un dernier moment de plaisir avant de mourir. Oui, sur un grand chalutier longue-vue en main apercevoir la requine blonde. Et enfin enfiler mon maillot de bain et me faufiler dans l'eau et caresser cette beauté rare.
Mais je restais à ce rêve ayant mis au placard ma longue-vue et passait mon temps à lire une revue. Oui, pour tout savoir de la requine blonde je m'étais abonné à Océan magazine et j'étais toujours le premier au pied de la boîte aux lettres chaque matin.
Et cette saine lecture m'apprenait des choses insoupçonnées sur la requine blonde.
Donc, celle-ci perd ses dents tous les ans.
Et je me disais, mon pauvre Maurice, ton rêve de la rencontrer te rend malade si seulement tu trouvais comment ne plus vieillir.
Et quand je sus que les femelles vivaient quatre cents ans, je me mettais à y réfléchir. Oui, tout comme l'ingénieur Mario, le roi de la pompe à eau des Fiat Uno trouvait le remède contre le cancer, je mettais à plat toutes mes connaissances sur la requine blonde.
Je repensais à toutes ses dents perdues chaque année et qu'aucune souris n'était là pour récompenser ces pauvres requines.
Et sous ma douche, je m'écriais, l'heureux cas, Maurice, tu finiras milliardaire, d'ici vingt ans ta fortune est faite. Le remède du vieillissement est là, élever des requins blonds et récupérer leurs dents chaque année et en faire de la pâte pour brosse à dents et se brosser les dents tous les matins avec, voilà le remède contre le vieillissement, Pépère, c'est bon, vous avez compris.
Et avec cet argent, je pourrais louer un chalutier et enfin, aller à la rencontre de la belle requine blonde de trente ans. Que j'ai cent vingt ou cent quarante ans, j'aurai mon dernier plaisir puisque je serai immortel.
Bon, je vous laisse, je vais donner ma conférence à l'hôpital.
Et sur ces paroles, le vieillard s'en allait à fond avec sa Clio.
Le Pépère était consterné, qu'allait-il répondre aux autres.
Et le Pépère lui répondait avant qu'il ne disparaisse.
D'accord, disait-il, je vois ce que c'est exactement ce que je me disais et ça confirme ce que je pensais d'y avoir pensé comme un penseur qui a une licence en pensologie.
Vous avez certainement une licence en baratinologie pour sortir un tel baratin. J'ai l'honneur de vous dire que votre dentifrice de dents de requine de trente n'en est pas. C'est de la pâte d'écailles reconstituée mélangées à de la pâte de poisson pourris reconstitué en baratin.
Le vieillard se moquait éperdument de la réponse de Pépère et reprit sa route comme si de rien n'était.
- Hé bien, mon papa, il ne va pas mieux le père à François.
- Comme tu dis ma fille, bon allons rejoindre Isidore le long du canal que Tagada puisse enfin le rencontrer.
Est-ce que Pépère finirait sa route tranquillement, enfin ?

La suite demain.
 
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