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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
La bougresse était devenue violette tellement, elle avait eu la peur de sa vie. Par contre l'ancêtre lui était enchanté de sa course.
Il affirmait qu'il se sentait près malgré ses quatre-vingt-douze ans à entreprendre une carrière d'au moins trente ans dans la formule un.
Oui, disait-il au laideron, si j'entame une carrière de trente ans dans la course automobile, j'aurai du carburant gratuitement pendant tout ce temps, car les coureurs automobiles ont l'essence gratuitement durant leur carrière.
C'est épatant lui disait le laideron qui s'en foutait autant que sa première boufiole sur le groin.
Sans compter, rajoutait-il que je viens de planter mille sept cents acacias et que d'ici quinze ans, je pourrais en vendre et dans les terres que j'ai rachetées, je vais planter du raisin. Vous ne vous rendez pas compte que je suis un pauvre malheureux qui le quinze de mois se demande comment il va manger la fin du mois. Hé bien, d'ici trente ans, je serai millionnaire, honnêtement, ce tracteur est formidable. Je vous remercie ma belle épicière, car il faut le dire, vous êtes une belle petite femme.
Je pense que l'ancêtre doit avoir de l'ADN ivoirien et qu'il n'y voit rien pour que le vieux lui dise à cette horreur qu'elle était belle.
Puis, arrivant à l'épicerie elle vit cette faille géante qu'avait fait mon curé à force de faire les cent pas virgule vingt treize.
Oulala, se disait-elle, n'étant pas éclairé à tous les étages, une nouvelle faille, et la croûte terrestre s'ouvre devant ma boutique, ce n'est pas de chance, je n'ai plus qu'à fermer mon commerce. Oui, je n'aurai plus que la moitié de la commune et c'est la ruine assurée.
Et enfin elle se rendait compte qu'un écho venait du fond que d'en haut, c'était impossible.
Les clients qui étaient venus se ravitailler jour après jour étaient tous tombés dans cette crevasse et voilà comment Pépère le premier chat policier de France se retrouvait menuisier pour fabriquer un escalier pour qu'ils puissent remonter jusqu'à l'épicerie.
Oui, exactement menuisier sous les contraintes de madame le maire jeune fille au pair qui m'accusait d'avoir pété du soufre sur la commune, car j'avais mangé des champignons de Paris chez elle. Évidemment, des champignons de Paris cultivés en Chine par des musulmans unijambistes corses parlant en braille les jours de pleines lunes.
Oui, en passant devant chez elle, j'avais vu que le barbecue de la veille avait été abrégé par un violent orage. Du coup Héléonore, la côte de porc était restée là, seule avec pour seul compagnon, Alcyon le champignon.
Moi pauvre chat famélique et affamé, je me jetais sur cette manne inespérée et les champignons me déréglaient l'intestin. Du coup, je me mettais à péter du soufre au le vilaine et madame le maire jeune fille au pair m'accusait de pollution atmosphérique.
Et voilà comment je finissais avec une amende à payer et que la bougresse me proposait de réparer les dégâts de mon moine afin de payer ma dette à la société pour cause de pétage soufreux.
Et voilà comment moi pauvre miséreux, je me retrouvais à me débrouiller seul pour fabriquer un escalier afin que tous ces citoyens puissent aller se fournir en Beaujolais nouveau. Et ce fut tronçonneuse en patte que je me mettais à débiter des arbres sur le terrain de mon déshydraté spasmophile de la langue du pied pour fabriquer des planches. Ensuite, je dus faire fondre du métal que je récupérais sur un vieux char irakien pour fabriquer des vis et des clous.
Et enfin, je dus la brouette en patte rouler trente tonnes de terre pour boucher cette crevasse qu'il avait fait en faisant les cent pas virgule vingt treize.
Mais décidément, où Pépère allait-il chercher des histoires pareilles ?

La suite demain.
 
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