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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
C'était le Pépère qui était avec Tagada derrière lui qui était toujours en administration devant ces poulets rôtis.
- Mon bon René, vous excuserez ma tenue. Le chemin fut long pour arriver sur vous. Encore un passage en enfer, pour échapper au laideron.
Mais le Pépère fut surpris de voir que quelqu'un le regardait et il vit derrière l'épicière.
Tagada, qui s'en était aperçu, s'était déjà enfoncé dans le conduit.
Le Pépère ne fit qu'un bond et repartait derrière son ami Tagada.
Mais comment cela allait-il se terminer ?
Le Pépère le suivait et la gaine craquait de partout sans que Pépère ne s'en inquiète.
- Pépère, tu es sûr que ce conduit ne va pas céder ?
- Pas d'inquiétude Tagada mon soûlard passe par là régulièrement pour aller voler des poulets dans la rôtissoire. Bon, il n'est pas très lourd, mais il doit bien faire cent grammes de plus que nous qui sommes assez sveltes, surtout moi Tagada.
Pépère peinait énormément à avancer.
Le poids du poulet et le sien propre, l'empêchaient d'avancer et le coinçaient dans la gaine.
Tagada le poussait au derrière, mais rien n'y faisait.
- Hé bien, pour un chat qui est svelte, il pèse le poids d'un âne mort le crasseux. Hé bien, je suis le nez juste sous son cucul sale, c'est complet, tu parles d'une mission. Une mission crasseuse et cacateuse, tu veux dire. Mon chat Dieu, dans quel état, je dois être moi le plus beau chat du monde. Espérons qu'aucune minette ne soit, un jour, informée de cette escapade dans ce bain de crasses, mon prestige en prendrait un coup.
Arrivé juste au-dessus de la boutique là où était la femme, il ne pouvait plus avancer à cause d'un étranglement sur le conduit. Il posa le poulet devant lui et le poussait des pattes arrières.
- Que fais-tu Pépère, pourquoi tu repars dans l'autre sens ?
- Mais non Tagada, René est trop gros pour passer et j'essaie de le faire avancer dans cette gaine.
Celle-ci se déboîtait et le Pépère se retrouva sur le faux plafond.
Tagada eut beau essayé de se retenir, il glissait sur le Pépère et le poids des deux chats faisaient craquer les lattes du faux plafond.
Le poulet resté sur l'autre partie glissait à cause de la graisse.
Le Pépère le reçut sur le nez et Tagada évitait de justesse les projections de gras.
C'est à ce moment-là que la femme se levait les yeux et juste au-dessus de sa tête, il lui semblait qu'un troupeau d'éléphants faisait la fête.
Elle ramassa le poulet sur le nez et le plafond descendit.
Le Pépère resta accroché par la lanière du chat-ventre dans le vide.
Et Tagada glissait sur lui inexorablement bien qu'il essayait de se retenir des pattes avantes sur la déchirure de la gaine.
Son poids était tel que tout le plafond tremblait de toutes parts.
Le Pépère agitait les pattes dans le vide et se débattait de toutes ses forces.
Si bien qu'à force, son corps se retrouvait à osciller comme s'il fut sur un ressort.
Et Tagada, ne pouvant plus tenir, tombait sur Pépère et se rattrapait en même temps au chat-ventre.
La fille qui était dessous criait de toutes ses forces.
- À l'aide le bouboule, il est sur le faux plafond. Vite, il pèse le poids d'une baleine, qu'on le décroche, le toit va s'écrouler. Ils sont deux, il y a un autre chat à moitié cramé avec lui.
Et si c'étaient les chatpardeurs déguisés en Pépère ?
Bon son maître dit sûrement ça pour couvrir son crasseux. Je ne sais plus quoi penser avec ces deux sales chats qui vont me démolir la boutique si ça continue.
Le poète qui était ressorti pour recherche son chat entendait que l'on s'agitait à l'intérieur et il se précipita dans la boutique.
À l'instant où il ouvrit la porte un courant d'air passa par la porte pour s'engouffrer dans le trou du plafond. Le déplacement d'air poussa la porte dans son dos et l'homme tombait au sol.
L'air entra dans la gaine aspirant le plafond qui se balançait comme un yo-yo.
Le Pépère fut surélevé et la sangle du chat-ventre se décrocha. Tagada, qui était accroché à la lanière, tomba devant l'épicière. Il n'eut comme salut que de fuir par la porte de la rôtisserie restée ouverte et se retrouvait près de Lolo derrière la haie en un rien de temps.
Le Pépère lui fut aspiré dans la gaine et se retrouva le long du mur sous la fenêtre.
Le poète n'avait même pas eu le temps de le voir.
Il se releva et demanda à la fille ce qui s'était passé.
- C'est le crasseux, le chat appelé la fifille, il était sur le faux plafond avec un chat à moitié caramélisé.
Enfin, le Pépère était dehors réussirait, il a fuir avec Tagada avant que son maître et l'épicière ne sorte de la rôtisserie ? .




La suite demain.

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