Rêveurlunaire
Maître Poète
J'avais l'impression d'être en communion avec le vieux pouilleux là-haut du fait que je fumais des textes saints.
C'était l'extase totale, le nirvana, j'étais complètement détendu par rapport à mes anciennes feuilles.
En plus, c'était gratuit et le vieux chnoque ne se rendait compte de rien.
Un matin, voilà qu'il lui prenait l'idée de prendre son missel pour faire une messe.
Oui, et voilà comment le vieux binoclard m'avait prise en grippe pour son missel auquel il manquait bon nombre de pages.
Bon, après, il n'en manquait pas tant que ça, mais il était furieux l'ancien.
Je lui disais, détends toi, Max, fume un bon split, prends ta canne saute dans ta Clio et va voir ta blonde. Oui, la bibliothécaire ambulante qui déambule sur la commune tous les lundis.
Mais ma réponse ne lui faisait pas plaisir et il disait que je blasphémais, car le lundi, il était avec la jardinière qui s'occupe de ses rosiers une certaine Ludivine, ou petite divine.
Oui, le vieux était tellement énervé qu'il crachât à moitié son dentier en parlant et je ne comprenais que la moitié de ses paroles.
Pour couper court, je lui disais que les moutons dans la prairie d'à côté s'étaient sauvés dans ses rosiers.
Et ce fut ainsi que l'on reprenait la conversation un peu plus tard après qu'il était parti courir après des moutons imaginaires qui étaient à naître. .
Donc, après la messe, nous reprenions notre discussion.
Je ne précise pas qu'entre temps, j'avais fumé deux nouvelles pages du missel en question.
Après des heures de discussion, je lui disais qu'elles étaient parties en fumée.
Il me disait, mais comment je vais faire à présent sans mon missel.
Je l'envoyais sur les roses avec sa chère Divine et par désespoir, il partait s'en racheter un au brocanteur liturgique du coin, enfin la blonde bibliothécaire qui passe les lundis.
Mais qu'avait donc encore fait sœur Mathilde par la suite.
- Hé bien, vieille guenon du Zimbabwe, tu continues d'insulter ton prêtre, c'est du beau.
- Oui, vous avez raison mon bon sénile Vaticanteux premier, cette sœur est incorrigible.
- Ha oui, vous trouvez aussi mon bon mangeur de crottes de nez premier.
- Bon, ça ira comme ça les deux frères siamois du cirque de Moscou, vous avez mangé un clown tous les deux.
Donc le vieux Zébulon partait voir sa blonde qui lui vendait un missel d'occasion.
Il était heureux le vieux et partait s'isoler dans le presbytère avec son missel.
Il passait bible sainte en main à le lire et relire.
Moi pendant ce temps-là, je fumais et refumais les pages restantes de l'ancien missel.
Puis je m'endormais dans ma chambre sur mon lit après avoir joué aux fléchettes sur une photo du vieux chnoque pour me détendre.
Le lendemain matin, je me faisais disons, vulgairement engueulé, car il n'avait pas été réveillé pour son dîner.
Oui, il s'était lui aussi endormi sur son missel avec le bouquin sur le groin.
Tout se déroulait pour le mieux le jour suivant. Lui de son côté continuait de consulter son missel et moi de fumé l'ancien à pleines pages.
Mais le lendemain, surprise, le vieux chnoque avait un furoncle sur le bout du groin.
Oui, son missel d'occasion devait appartenir à un lépreux qui ayant perdu ses doigts ne pouvait plus le tenir.
Et encore une fois, ce fut moi qui me faisais attraper alors que je n'y étais pour rien sous prétexte que j'avais fumé l'ancien missel.
Je lui disais, bien fait pour toi vieux débris ça t'apprendra à fourrer ton nez partout. Tu croyais quoi à mettre ton nez dans ton missel, sentir les effluves de la vierge.
Il était furax le père Dominique et partait voir le pharmacien qui lui donnait un médicament qui ne lui fit rien de plus. Deux jours plus tard, son nez était un énorme furoncle.
Et c'est moi qui trouvais enfin le remède et voilà comment il avait failli se faire amputer du nez.
Mais qu'avait donc trouvé comme bêtise à faire de plus cette sœur satanique.
La suite demain

C'était l'extase totale, le nirvana, j'étais complètement détendu par rapport à mes anciennes feuilles.
En plus, c'était gratuit et le vieux chnoque ne se rendait compte de rien.
Un matin, voilà qu'il lui prenait l'idée de prendre son missel pour faire une messe.
Oui, et voilà comment le vieux binoclard m'avait prise en grippe pour son missel auquel il manquait bon nombre de pages.
Bon, après, il n'en manquait pas tant que ça, mais il était furieux l'ancien.
Je lui disais, détends toi, Max, fume un bon split, prends ta canne saute dans ta Clio et va voir ta blonde. Oui, la bibliothécaire ambulante qui déambule sur la commune tous les lundis.
Mais ma réponse ne lui faisait pas plaisir et il disait que je blasphémais, car le lundi, il était avec la jardinière qui s'occupe de ses rosiers une certaine Ludivine, ou petite divine.
Oui, le vieux était tellement énervé qu'il crachât à moitié son dentier en parlant et je ne comprenais que la moitié de ses paroles.
Pour couper court, je lui disais que les moutons dans la prairie d'à côté s'étaient sauvés dans ses rosiers.
Et ce fut ainsi que l'on reprenait la conversation un peu plus tard après qu'il était parti courir après des moutons imaginaires qui étaient à naître. .
Donc, après la messe, nous reprenions notre discussion.
Je ne précise pas qu'entre temps, j'avais fumé deux nouvelles pages du missel en question.
Après des heures de discussion, je lui disais qu'elles étaient parties en fumée.
Il me disait, mais comment je vais faire à présent sans mon missel.
Je l'envoyais sur les roses avec sa chère Divine et par désespoir, il partait s'en racheter un au brocanteur liturgique du coin, enfin la blonde bibliothécaire qui passe les lundis.
Mais qu'avait donc encore fait sœur Mathilde par la suite.
- Hé bien, vieille guenon du Zimbabwe, tu continues d'insulter ton prêtre, c'est du beau.
- Oui, vous avez raison mon bon sénile Vaticanteux premier, cette sœur est incorrigible.
- Ha oui, vous trouvez aussi mon bon mangeur de crottes de nez premier.
- Bon, ça ira comme ça les deux frères siamois du cirque de Moscou, vous avez mangé un clown tous les deux.
Donc le vieux Zébulon partait voir sa blonde qui lui vendait un missel d'occasion.
Il était heureux le vieux et partait s'isoler dans le presbytère avec son missel.
Il passait bible sainte en main à le lire et relire.
Moi pendant ce temps-là, je fumais et refumais les pages restantes de l'ancien missel.
Puis je m'endormais dans ma chambre sur mon lit après avoir joué aux fléchettes sur une photo du vieux chnoque pour me détendre.
Le lendemain matin, je me faisais disons, vulgairement engueulé, car il n'avait pas été réveillé pour son dîner.
Oui, il s'était lui aussi endormi sur son missel avec le bouquin sur le groin.
Tout se déroulait pour le mieux le jour suivant. Lui de son côté continuait de consulter son missel et moi de fumé l'ancien à pleines pages.
Mais le lendemain, surprise, le vieux chnoque avait un furoncle sur le bout du groin.
Oui, son missel d'occasion devait appartenir à un lépreux qui ayant perdu ses doigts ne pouvait plus le tenir.
Et encore une fois, ce fut moi qui me faisais attraper alors que je n'y étais pour rien sous prétexte que j'avais fumé l'ancien missel.
Je lui disais, bien fait pour toi vieux débris ça t'apprendra à fourrer ton nez partout. Tu croyais quoi à mettre ton nez dans ton missel, sentir les effluves de la vierge.
Il était furax le père Dominique et partait voir le pharmacien qui lui donnait un médicament qui ne lui fit rien de plus. Deux jours plus tard, son nez était un énorme furoncle.
Et c'est moi qui trouvais enfin le remède et voilà comment il avait failli se faire amputer du nez.
Mais qu'avait donc trouvé comme bêtise à faire de plus cette sœur satanique.
La suite demain
