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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Je faisais donc ce que je pouvais sur l'engin et lui rendais de patte propre.
Mais quelle est cette mission que je lui demandais ?
- C'est top secret, me répondait-elle, je peux juste te dire que c'est pour ne pas froisser le prestige d'un chef d'Etat.
J'étais très étonné et je n'en savais pas plus malgré mes relances.
Puis elle repartait vers la brigade.
Dans la soirée, je fus appelé par Manu en personne.
Tout un congrès du COP 26 était paralysé et je devais me rendre sur place.
Je pensais prendre le train pour aller au Havre, car le congrès était situé à Glasgow.
Je téléphonais à la gare et l'on me demandait si j'avais un pass chatnitaire.
Je répondis d'avoir reçu deux piqûres par Olivier Variant en personne.
Non, qu'on me fit, vous n'avez pas reçu la trentième injection sur le cucul ça ne sera pas possible.
Furax, je me décidais à prendre mon hélicoptère.
Je partis de Mornay, non sans avoir au préalable jeté un regard par le carreau du gourbi.
Mon moinillon australien imbibé d'absinthe polonaise était en ligne avec love croissant.
Je comprenais que ça concernait le fameux téléphone préhistorique et son système Android totalement obsolète.
Deux minutes plus tard, je voyais la Dacia arriver.
Je me cachais derrière l'horrible fauteuil que l'on m'a alloué.
J'écoutais la conversation, ils se disputaient ensemble en parlant, de téléphone, de Jonathan Beden et d'Android.
Puis ils ouvraient une bouteille, puis un livreur de pizza arrivait sur le terrain.
Je les laissais se turbiner les oreilles à grand coup d'olives irakiennes cueillies par des chameaux bretons.
Je prenais donc les airs avec mon hélicoptère en direction de Glasgow.
Oui, mais voilà, à peine parti, monsieur Google m'appelait pour m'annoncer une tempête de vents solaires qui allaient balayer la terre.
J'étais entre deux extrêmes, sauver le monde d'une tempête solaire ou arranger les affaires diplomatiques de Jonathan Beden.
Très vite, les chefs d'Etats du monde entier furent avisés de la menace de tempête solaire.
Des vents de plus de six cents kilomètres à l'heure étaient annoncés.
Ce fut ainsi que je recevais un message de Casimir Rustine, le chef suprême de la grande Russie qui me disait que j'étais dans la trajectoire du vent et des tempêtes qui arrivaient.
Il me disait ainsi, Pépère, toi l'inventeur du repas qui nourrit en le regardant, toi le créateur du linge qui sèche dans l'eau en se lavant, que pouvons nous faire ?
N'écoutant que mon courage, je fonçais avec mon hélicoptère sur la tempête.
Mon engin fut pris dans un tourbillon de vent de six cents kilomètres heures.
Je fus éjecté de l'hélicoptère et ce fut grâce à ma queue que je me transformais en hélicoptère en m'en servant comme hélice. Grâce à ma force légendaire, j'arrivais à découper les vents à coups de moustaches. Ceux-ci tombèrent et la tempête cessa.
Ensuite je fonçais en piquet dans le vide et grâce à mes griffes je me freinais alors qu'elles agrippèrent l'air et je m'arrêtais face à la porte et sautais dedans reprenant les commandes.
Casimir Rustine, m'appelait et me félicitait me promettant une récompense de la part de la grande Russie.
Je reprenais les airs en direction de Glasgow après ce qui n'est qu'un détail pour Pépère et qui pourrait vous paraître un geste héroïque.
- Tu parles d'une aventure Pépère.
- Hé bien, oui Mimine, et pendant que mon corsaire japonais, estropié de l'œil du genou de l'oreille droite, dormait au risque de ma vie, je filais vers Glasgow. .
Donc, après avoir combattu la tempête solaire, j'ai regagné l'Angleterre avec mon petit hélicoptère.
Cette terrible bataille pour le commun des mortels ne fut qu'un jeu de chaton pour Pépère.
Oui, mais un héros ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche en se faisant salir dans Voichat par un certain Loulou Lecurieux renseigné par ; suivez mon regard.
Lolo n'avait pas trop apprécié cette remarque.
- J'avais terriblement faim et je me suis dit, nous irons au COP26 quand nous serons restaurés nous autres.
Je me posais donc à Londres pour aller dans un restaurant.
Je commandais un poulet et j'attendais d'être servi.
La télévision qui était dans la salle ne parlait que de mes exploits récents concernant la tempête.
Même Casimir Rustine était invité pour parler de moi et de ma remise de médaille par la grande Russie.
Pour ne pas être reconnu, j'avais mis une perruque rousse et des lunettes de soleil.
Oui, je voulais manger tranquillement. Imagine si je fus reconnu, j'aurai brûlé sous les flashs sans pouvoir manger et mon repas aurait été carbonisé dans l'assiette. Puis j'aurais fini par passé des heures pour signer des autographes.
Je sortais de mes réflexions en voyant arrivé René. J'avais terriblement faim et ne prêtais pas trop attention sur la manière dont il était cuisiné.

La suite demain.
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