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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Le fameux vétérinaire lui expliquait qu'il était dans un pays où les prothèses n'existaient pas et qu'il se proposait de lui greffer un pied de chameau.
Ah bon, que s'étonnait mon curé, un pied de chameau, vous êtes sûr que ça peut réussir lui disait-il un peu septique.
Hé bien, lui disait l'autre, je vais vous laisser une brochure où ils citent des exemples dedans. Puis je vous laisse aussi une feuille à signer. Dessus, sont écrits les effets secondaires de la greffe qu'éventuellement, vous pourriez avoir par la suite. Je vous rassure, j'ai déjà pratiqué ce genre de greffes et ça ne pose aucun problème. En fait les effets secondaires sont assez rares. Bon qu'il se disait mon déjanté des raisins serbes pour fabrication de xérès norvégien, cause toujours, tu m'intéresses, laisse moi tes papiers que j'étudie ça un petit moment.
Donc il se mettait à lire avec attention les cas de greffes réalisées par ce cousin arabe du nezal. Il n'arrêtait pas de penser à la cloison nasale en polystyrène de son chat et il n'était pas tant rassuré que ça le bougre. Donc, il lut les exemples de greffes et le premiers cité était un vieillard diabétique qui avait perdu ses jambes qui avaient été dévorées par le diabète. Bien que le bougre avait cent deux ans, mon vétérinaire maboule décidait de lui greffer deux jambes de chameaux. La bête avait fait une crise cardiaque en lisant une information stupéfiante et du coup, il lui prélevait les deux jambes avant. Il les greffait sur ce centenaire qui supporta avec aisance l'anesthésie. En fait d'anesthésie, il lui avait fait boire treize litres d'alcool d'ananas à soixante-dix degrés. Donc le vieillard sortait du bloc avec ses deux jambes chameautés et mettait quatre jours à revenir à lui avec une bonne migraine et le teint jaune, mais tout allais bien. Deux mois plus tard le centenaire avec ses jambes chameautés s'était transformé en véritable athlète du dessert et transportait des charges sur son dos sur des centaines de kilomètres sans boire.
Bon se disais mon curé ces messages est clair comme de l'eau de roche, mais plutôt trouble comme de l'eau terne qui n'est pas claire d'être sale sur les effets secondaires.
Et ce fut ainsi qu'il regardait ensuite les effets secondaires.
Donc l'exemple du type en était un d'effet secondaire. Il y avait un rire de dentéose chameauteuse, en d'autres termes le risque de se retrouver avec une dentition de chameau. Il y avait aussi un risque de pelagéose chameauteuse, c'est-à-dire se retrouver avec la pilosité du chameau.
Et enfin la plus importante à ses yeux se voir pousser une bosse dans le dos. Ce fut là que j'intervenais et fut appelé en France par mon moine. Le nezal était venu pour l'occasion m'enlever mon plâtre en plomb et je prenais l'avion en direction de l'Arabie Saoudite.
Arrivé là-bas, j'allais le voir à hôpital et il m'expliquait toute l'histoire. Puis il me disait comme ça, trouve moi un chameau et des béquilles. Amène-le dans la cour de l'hôpital, je veux voir quelque chose.
Et ce fut ainsi que je partais chez le chamelier louer un chameau pour la journée.
Le vétérinaire entre temps était revenu et impatient de faire sa greffe.
Pendant ce temps, par la fenêtre, j'observais mon perroquet rouge du grattez moi-là qui continuait de regarder les bosses de son chameau.
Je me suis écrié à l'intention de Bruno le chameau, tu n'as qu'à lui monter sur son pied valide pour l'arrêter dans ses recherches bossèologiques.
- Tu parles le chameau, Pépère ?
Oui, Mimine, je comprends ton étonnement, tu te dis, mais Pépère parle le chameau.
Oui, je parle toutes les langues animales, car j'ai une licence en languologie animale. Il y a juste le berger allemand que je ne comprends pas, car j'ai des problèmes avec la langue allemande.
L'espagnol Breton, c'est pareil, car je ne cause ni Breton ni espagnol.
Donc, j'en étais à cette observation et je comprenais son obsession. Oui, il rêvait d'avoir la même bosse pour s'en servir de réserve à vin.
Donc passées ces rêveries le vétérinaire lui disait, alors, je vous opère ?
Oui, mais un pied chameauté ça ne risque pas de faire étrange ?
Écoutez, lui disait-il le vétérinaire, une fois dans la chaussure personne n'y verra que du feu mon ami. Donc ce fut ainsi qu'il lui faisait une prise de sang pour la compatibilité avec la bête. Bon, le plus dur fut de trouver l'unique gramme de sang dans le litre d'alcool prélevé.
Ensuite il fit une recherche adeneuse sur son ADN et là la stupéfaction fut de mise le sang avait cent quarante cinq ans et voilà comment nous savions qu'il est en réalité né en mille huit cent soixante dix sept.
Oui, c'est désolant, je sais mes amis, nous sommes en dix-sept cents...

La suite demain..

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