Rêveurlunaire
Maître Poète
Ce fut donc mètre en main et billet en poche que je partais chez le ridologue acheter une nouvelle paire de rideaux vert foncé.
- Et ça, c'est arrangé ?
- Mon pauvre Pépère, pas du tout à cause de mes cours de théâtre clandestins.
- Des cours de théâtre clandestins, cela est bien mystérieux.
- Oui Saturne, tu as raison et pourquoi des cours de théâtre aurait gêné à l'achat d'un rideau.
- Attendez que je vous raconte tout en détail vous allez comprendre.
Déjà, je me rendais chez le rideaulogue heureux comme un roi qui a mangé la poule au pot d'Henri quatre cuisinée par Osiris au micro-ondes un jour de pleine lune.
Oui, mon histoire de faux cours de rideaulogie que j'avais servi à ma mère avait été parfaitement admis comme un mensonge qui n'est pas faux, en d'autres termes, une vérité vraie.
Donc, arrivé chez le rideaulogue, celui-ci me demandait ce que je désirais.
Je disais au rideaulogue que je voulais un couscous chinois cuisiné à la Sibérienne le jour du trente douze février.
Celui-ci ne comprenait pas la blague. Oui, que voulait-il que je vienne faire chez lui si ce n'est acheter des rideaux ?
Enfin, que voulez vous, tout le monde n'est pas parfait et s'appeler Alain, oui, Alain Parfait, ha ha ha ha.
Donc, je lui disais, je veux des rideaux de telles dimensions.
J'avais écrit sur un papier les mesures étant sur de mon coup. Malheureusement, j'avais oublié qu'avec ma bigloucherie je mesurais au hasard après la virgule sur l'échelle des mètres internationaux.
Je partais dans le rayon oubliant ma daltonie et je pris des rideaux bleus.
Pour les mesures, j'étais sur de mon coup.
En rentrant, ma mère me disait, étant donné que tes cours t'ont élevé au niveau d'une licence en rideaulogie tu vas les poser.
Je me mettais à l'œuvre de suite pendant que ma mère partait finir une tarte aux fraises cordon bleuné dont j'étais friand.
Heureux de moi, j'allais la rejoindre deux minutes, plus tard, lui disant, c'est fini.
Elle partit au salon et m'appelait en me disant, Manu, c'est du bleu, j'avais demandé du vert foncé.
Regarde-moi ce travail, tes rideaux sont cinquante centimètres trop grands.
Encore du travail à la six quatre deux me sermonnait-elle, qu'as-tu à répondre, Manu ?
Moi, débonnaire, je lui répondais, ça ira très bien comme ça.
En plus le fait qu'ils soient trop longs à l'avantage que l'on se prenne les pieds dedans et que l'on passe par la rambarde du balcon.
Alors, tu vois maman l'avantage, pas besoin de prendre l'ascenseur.
C'est malin, me disait-elle nous sommes au huitième étage.
La bonne affaire que je répondais, tu gagnes cinq minutes sans prendre l'ascenseur et en tu risques de te casser une jambe et te retrouver en arrêt de travail payé à te reposer, alors ça ira comme ça.
Donc, à la même époque, je me fis une amie dans le même logement à l'étage du dessous.
Une fan de Daniel Balacouenne, elle passait son temps à chanter, je ne suis pas un héron, oui, je suis un laideron, je ne suis pas un héron.
Elle avait un œil qui était deux centimètre plus haut que l'autre et elle était belle comme un pot d'échappement sur une Telsa modèle x.
Donc, la belle était aussi engagée dans une compagnie théâtrale clandestine très à gauche.
J'entrepris avec elle les répétitions d'une pièce intitulée, mon curé communiste chez les nudistes.
Ma mère me fit une scène et m'interdisait de participer à ces cours.
Ce fut grâce aux rideaux que je pus continuer de les suivre clandestinement.
Je jetais le rideau par le balcon et comme elle habitait en dessous avec mon cheveu, je descendais en rappel jusqu'à chez elle.
Malheureusement, un soir, je me suis loupé et je finissais au sol le cheveu en terre.
Je m'étais cassé un bras et je fus puni par ma mère à rester à l'appartement durant huit mois le temps que mon bras se décasse.
Comme punition, je fus obligé de retailler les rideaux avec des ciseaux Mimi Matyssien.
Oui et en plus je dus ourleter, moi-même le tissu à l'aide de mon cheveu frontal et d'une bobine de fil de lin.
Je ne précise pas que cette punition me créait des ampoules cheveuticales terribles.
Alors comprenez-vous maintenant que votre réponse m'ait renvoyé à cette anecdote anodine.
La suite demain.



- Et ça, c'est arrangé ?
- Mon pauvre Pépère, pas du tout à cause de mes cours de théâtre clandestins.
- Des cours de théâtre clandestins, cela est bien mystérieux.
- Oui Saturne, tu as raison et pourquoi des cours de théâtre aurait gêné à l'achat d'un rideau.
- Attendez que je vous raconte tout en détail vous allez comprendre.
Déjà, je me rendais chez le rideaulogue heureux comme un roi qui a mangé la poule au pot d'Henri quatre cuisinée par Osiris au micro-ondes un jour de pleine lune.
Oui, mon histoire de faux cours de rideaulogie que j'avais servi à ma mère avait été parfaitement admis comme un mensonge qui n'est pas faux, en d'autres termes, une vérité vraie.
Donc, arrivé chez le rideaulogue, celui-ci me demandait ce que je désirais.
Je disais au rideaulogue que je voulais un couscous chinois cuisiné à la Sibérienne le jour du trente douze février.
Celui-ci ne comprenait pas la blague. Oui, que voulait-il que je vienne faire chez lui si ce n'est acheter des rideaux ?
Enfin, que voulez vous, tout le monde n'est pas parfait et s'appeler Alain, oui, Alain Parfait, ha ha ha ha.
Donc, je lui disais, je veux des rideaux de telles dimensions.
J'avais écrit sur un papier les mesures étant sur de mon coup. Malheureusement, j'avais oublié qu'avec ma bigloucherie je mesurais au hasard après la virgule sur l'échelle des mètres internationaux.
Je partais dans le rayon oubliant ma daltonie et je pris des rideaux bleus.
Pour les mesures, j'étais sur de mon coup.
En rentrant, ma mère me disait, étant donné que tes cours t'ont élevé au niveau d'une licence en rideaulogie tu vas les poser.
Je me mettais à l'œuvre de suite pendant que ma mère partait finir une tarte aux fraises cordon bleuné dont j'étais friand.
Heureux de moi, j'allais la rejoindre deux minutes, plus tard, lui disant, c'est fini.
Elle partit au salon et m'appelait en me disant, Manu, c'est du bleu, j'avais demandé du vert foncé.
Regarde-moi ce travail, tes rideaux sont cinquante centimètres trop grands.
Encore du travail à la six quatre deux me sermonnait-elle, qu'as-tu à répondre, Manu ?
Moi, débonnaire, je lui répondais, ça ira très bien comme ça.
En plus le fait qu'ils soient trop longs à l'avantage que l'on se prenne les pieds dedans et que l'on passe par la rambarde du balcon.
Alors, tu vois maman l'avantage, pas besoin de prendre l'ascenseur.
C'est malin, me disait-elle nous sommes au huitième étage.
La bonne affaire que je répondais, tu gagnes cinq minutes sans prendre l'ascenseur et en tu risques de te casser une jambe et te retrouver en arrêt de travail payé à te reposer, alors ça ira comme ça.
Donc, à la même époque, je me fis une amie dans le même logement à l'étage du dessous.
Une fan de Daniel Balacouenne, elle passait son temps à chanter, je ne suis pas un héron, oui, je suis un laideron, je ne suis pas un héron.
Elle avait un œil qui était deux centimètre plus haut que l'autre et elle était belle comme un pot d'échappement sur une Telsa modèle x.
Donc, la belle était aussi engagée dans une compagnie théâtrale clandestine très à gauche.
J'entrepris avec elle les répétitions d'une pièce intitulée, mon curé communiste chez les nudistes.
Ma mère me fit une scène et m'interdisait de participer à ces cours.
Ce fut grâce aux rideaux que je pus continuer de les suivre clandestinement.
Je jetais le rideau par le balcon et comme elle habitait en dessous avec mon cheveu, je descendais en rappel jusqu'à chez elle.
Malheureusement, un soir, je me suis loupé et je finissais au sol le cheveu en terre.
Je m'étais cassé un bras et je fus puni par ma mère à rester à l'appartement durant huit mois le temps que mon bras se décasse.
Comme punition, je fus obligé de retailler les rideaux avec des ciseaux Mimi Matyssien.
Oui et en plus je dus ourleter, moi-même le tissu à l'aide de mon cheveu frontal et d'une bobine de fil de lin.
Je ne précise pas que cette punition me créait des ampoules cheveuticales terribles.
Alors comprenez-vous maintenant que votre réponse m'ait renvoyé à cette anecdote anodine.
La suite demain.


