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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
J'eus peur qu'il vole les sabots à Cookie et j'allais la prévenir.
Elle pensait que je lui faisais une blague.
Oui, comme je lui en fais souvent elle se méfiait.
Mais non, loin de là, il partait chez un sabotier un peu spécial.
- Mais comment ça, spécial mon papa ?
- Pourtant, c'est simple, il me semble, un sabotier à l'ancienne.
Oui, il avait une licence en sabotologie préhistorique.
En fait, il faisait les sabots comme à la préhistoire.
- Des sabots à la préhistoire, vous êtes bien sûr, Pépère ?
- Oui, père Mike autant que l'on se mouille pour se sécher et que le feu est chaud ou que la glace est froide.
Sachez que les hommes préhistoriques avaient des sabots en pierre. Ceci avait des avantages et des inconvénients. Oui, en cas de tempête, ceci était bien utile, car comme ils ne mangeaient pas beaucoup, ils étaient très maigres. Les sabots en pierre leur permettaient de résister à des bourrasques de vent de cent kilomètres à l'heure bien qu'ils fissent en moyenne quinze à vingt kilos la barbe mouillée.
Mais, en cas de danger pour courir, c'était très compliqué. Ou même au foyer quand un homme revenait d'une grotte bistro à une heure du matin sur le fuseau horaire qui était à inventer.
Oui, comprenez que l'épouse si elle l'accueillait à coups de sabot le bougre avait des bosses partout durant quelques années sur l'échelle du calendrier grégorien.
Donc mon papier buvard algérien pour cahier de brouillon Corse partait donc chez ce sabotier un peu spécial.
Celui-ci l'accueillit et lui demandait ce qu'il voulait. Mon unijambiste lui répondait qu'il voulait une paire de sabots pour marcher dans ses vignes.
Bon, lui répondait l'autre, je suis plus dans le sabot de décoration, mais je pourrais vous faire ça.
Combien chaussez-vous lui demandait il.
Mon Iroquois scandinave bourré de vin serbo-croate lui donnait sa pointure.
Le sabotier lui répondait, hé bien, grands pieds, pratique pour l'ivrognerie au moins on reste debout.
Donc, ramenez-moi un billot de bois de telle dimension et je vous les fabrique, vos sabots.
Moi entre temps, je sortais du chatpital où l'on m'avait fait une lipo-luvion suite à mon insolation. Mon sang débarrassé de l'excès de soleil, j'étais beaucoup plus à l'aise.
J'arrivais enfin avec ma petite voiture vers le gourbi au même moment que mon curé.
Hé bien, me disait-il, tu es guéri et moi, j'ai un pied brûlé.
Mon gentil minet, peux-tu me rendre un service ?
Et voilà comment dix minutes plus tard tronçonneuse en patte, je débitais un arbre pour qu'il ait son billot de bois.
Vous l'aurez compris, celui-ci ne rentrait qu'à moitié dans la chatlauréane.
Et voilà comment à l'aide d'un vieil essieu et de Hervé le harnais, je partais chez le sabotier porter le billot.
Ma gaufre africaine pour breakfast chilien les jours de grand vent en profitait pour aller à l'auberge des moines pendant que je suais des gouttes de transpiration de trente litres pour emmener le fameux billot.
Le sabotier et moi avons attendu que mon moine daigne arriver.
Le sabotier se saisissait du billot et lui répondait, attendez moi dix minutes.
Effectivement, dix minutes, zéro seconde et zéro centième sur l'échelle de l'horloge atomique le bougre arrivait sabot en main.
Bon, ça fait soixante-quinze roros, voyez à côté, avec mon épouse qui vous dira les moyens de payement.
Ma femme s'appelle Candy, lui disait-il.
Donc la fameuse Candy Raton lui racontait tout en détails.
Il était heureux mon sapajou néerlandais avec ses sabots.
Oui, mais voilà, la suite fut moins plaisante pour moi.
- Pourquoi donc mon papa ?
- Laisse-moi t'expliquer ma fille, tu vas tout comprendre.
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